D'autres chants - Jacek Dukaj

D’autres chants est un roman écrit en 2003 par Jacek Dukaj (l’auteur du très original Old Axolotl ) . Le moins qu’on puisse dire de ce roman lauréat du Janusz A. Zajdel Award en 2003 est qu’il brille aussi par son originalité. Qu’on en juge ! Douze siècles après la chute de Rome, le monde est une sorte de mélange entre Renaissance en approche, Antiquité tardive, Royaumes des 1001 nuits et Terra incognita peuplée de monstres. Si ce n’était que ça, l’auteur livrerait déjà un background uchronique parfaitement dépaysant. Mais Dukaj ne s’arrête pas là. Son monde n’est pas gouverné par les lois de la physique telles que nous les connaissons, mais par les principes de la métaphysique aristotélicienne. Les corps y sont constitués des éléments classiques, tandis que toute chose sensible résulte de l’organisation de la Matière par la Forme. La Matière constitue le substrat potentiel d’un être ; la Forme organise cette Matière et fait qu’une chose est précisément ce qu’elle est. Ainsi, une stat...

The evil that men do lives on and on


Le prince de la nuit, c’est une histoire de vampire en BD dont le premier tome est paru il y a 21 ans. Tout ça ne nous rajeunit guère.

Deux cycles, de 94 à 96 puis de 99 à 2001. Puis, plus rien. On pouvait penser que la série était définitivement terminée.

Au fil des six premiers volumes, on suivait la guerre secrète opposant Vladimir Kergan, un vampire millénaire, à la famille Rougemont dont les membres se sont donnés pour mission de le vaincre. A travers les siècles, on se régalait de la traque du vampire et de ses éternelles évasions au fil d’un scénario complexe illustré par de superbes dessins et colorisations. Puis Kergan disparut du monde éditorial. Il revient aujourd’hui.

Dans "La première mort", tome VII de la série donc, c’est l’origine de Kergan que dévoile Swolfs. Une origine qui plonge ses racines chez les Daces (un peuple de l’actuelle Roumanie) du temps de l’empereur Trajan. Une jalousie, un complot de palais, et une grande douleur contribueront à faire d’un prince incertain un monstre traversant les âges.

Même si les évènements qui amènent à la transformation de Kergan en non mort sont assez classiques, le récit est fort, les dessins encore une fois superbes, ainsi que la mise en couleurs même si le coloriste a changé. C’est donc avec un immense plaisir qu’on retrouve Swolfs et son Kergan, dans le monde d’avant les Rougemont, aux principes de l’histoire.

A noter qu’existe une Intégrale, publiée en 2003, qui peut aider les nouveaux venus dans la série à se mettre en jambes, le tome 7 étant néanmoins lisible seul dans la mesure où il se passe bien avant le reste.

Le prince de la nuit T7, La première mort, Swolfs

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