The Witling - Vernor Vinge - Les Traquenards de Giri

" The Witling " (Les Traquenards de Giri en VO ?!?) est le premier vrai roman du grand Vernor Vinge, publié en 1976. Giri, une planète sur laquelle vivent les Azhiri, un peuple humanoïde stocky aux puissants pouvoirs télépathiques. Les Azhiri communs peuvent « sentir » les structures ou les êtres, téléporter leur corps ou de la matière sur de grandes distances, tuer même en tordant l'usage de la téléportation. De ce fait, leur technologie est assez primitive, guère mieux que médiévale, tant leurs pouvoirs, de téléportation notamment, rendent inutiles de grands efforts de recherche dans le domaine des transports ou de l'armement. Pourquoi fabriquer des armes quand on tue par la pensée ? Pourquoi tracer des routes quand des lacs de transit suffisent ? Dans le même ordre d'idées, il n'y a en général pas de portes aux maisons – on se téléporte de pièce en pièce –, et le palais du Roi de l'été s'étend sur deux hémisphères quand celui du Roi de l'hiver

Family Guy in space


Décidément il faut que Nancy Kress arrête d’écrire des novellas, ou que j’arrête de les lire. C’est l’un ou l’autre.

USA, avenir proche, dystopie légère aperçue en fond (dystopie ou simplement le bordel politique et social possible à moyenne échéance). Un vaisseau alien est arrivé (il est déjà là au début du récit), a envoyé une ambassade à NY (évidemment), puis annoncé une terrible nouvelle à l’humanité. Un nuage de spores cosmiques virales approche de la Terre. Nous serons tous morts dans quelques mois.
A moins que, tous ensemble, aliens et humains mettent au point un vaccin (en quelques mois !).

Bon…
Une ou deux (trois ?) idées. Une utilisation de l’ADN mitochondrial qui explique pourquoi les aliens ne le sont pas tant que ça in fine (ils viennent d’ailleurs aussi pour retrouver ceux qui leur sont apparentés). Une organisation sociale alien, (très) vaguement esquissée, basée sur le clan familial. Les effets contrastés du premier contact. Etonnamment, l’effondrement social probable qu’amènerait la quasi certitude de l’annihilation imminente n’est pas abordé.

Et deux personnages en autant de fils alternés pour porter le récit : Marianne une scientifique dont on ne comprend pas ce qu’elle vient faire dans cette galère car, c’est elle-même qui le dit et en dépit de sa découverte initiale, le travail que lui demandent les aliens aurait pu être fait par n’importe quel technicien compétent. Noah, son fils, qui, divine surprise, s’avère être directement concerné par le projet alien. Quelle chance scénaristique !

L’histoire n’est jamais prenante et ceci pour plusieurs raisons. D’abord, des personnages sans grande profondeur qui sont plus des masques de théâtre destinés, par leur relation et ce qu’elle implique, à dramatiser un tant soit peu un récit qui ne l’est guère, dramatique. Justement, une tension jamais présente, alors que l’enjeu est pourtant le plus élevé possible, en raison d’un déroulé plat qui refuse toute accélération (et, cerise sur la gâteau, finit par s’écrouler comme un soufflé). Enfin, tout ceci sent vraiment le réchauffé. Il n’y a rien dans cette histoire qui ne rappelle pas autre chose. L’ADN mitochondrial déjà vu chez Egan dans Mitochondrial Eve (incluse dans le recueil Radieux). Le vaisseau alien à New-York et les aliens bienveillants rappellent Le jour où la Terre s’arrêta. Les quelques pompeuses cérémonies aliens m’ont fait penser à certaines scènes de Star Trek. Enfin, l’effet du contact à été traité (et surtout développé) par tant de gens que je ne les citerai pas ici.

Comment ce texte, après le déjà décevant After the Fall, Before the Fall, During the Fall, a-t-il pu se retrouver nominé Nebula 2015, c’est un mystère pour moi. A moins que le Nebula se spécialise maintenant dans la SF éducative publiable dans Playboy.

Yesterday’s Kin, Nancy Kress

Commentaires