Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Family Guy in space


Décidément il faut que Nancy Kress arrête d’écrire des novellas, ou que j’arrête de les lire. C’est l’un ou l’autre.

USA, avenir proche, dystopie légère aperçue en fond (dystopie ou simplement le bordel politique et social possible à moyenne échéance). Un vaisseau alien est arrivé (il est déjà là au début du récit), a envoyé une ambassade à NY (évidemment), puis annoncé une terrible nouvelle à l’humanité. Un nuage de spores cosmiques virales approche de la Terre. Nous serons tous morts dans quelques mois.
A moins que, tous ensemble, aliens et humains mettent au point un vaccin (en quelques mois !).

Bon…
Une ou deux (trois ?) idées. Une utilisation de l’ADN mitochondrial qui explique pourquoi les aliens ne le sont pas tant que ça in fine (ils viennent d’ailleurs aussi pour retrouver ceux qui leur sont apparentés). Une organisation sociale alien, (très) vaguement esquissée, basée sur le clan familial. Les effets contrastés du premier contact. Etonnamment, l’effondrement social probable qu’amènerait la quasi certitude de l’annihilation imminente n’est pas abordé.

Et deux personnages en autant de fils alternés pour porter le récit : Marianne une scientifique dont on ne comprend pas ce qu’elle vient faire dans cette galère car, c’est elle-même qui le dit et en dépit de sa découverte initiale, le travail que lui demandent les aliens aurait pu être fait par n’importe quel technicien compétent. Noah, son fils, qui, divine surprise, s’avère être directement concerné par le projet alien. Quelle chance scénaristique !

L’histoire n’est jamais prenante et ceci pour plusieurs raisons. D’abord, des personnages sans grande profondeur qui sont plus des masques de théâtre destinés, par leur relation et ce qu’elle implique, à dramatiser un tant soit peu un récit qui ne l’est guère, dramatique. Justement, une tension jamais présente, alors que l’enjeu est pourtant le plus élevé possible, en raison d’un déroulé plat qui refuse toute accélération (et, cerise sur la gâteau, finit par s’écrouler comme un soufflé). Enfin, tout ceci sent vraiment le réchauffé. Il n’y a rien dans cette histoire qui ne rappelle pas autre chose. L’ADN mitochondrial déjà vu chez Egan dans Mitochondrial Eve (incluse dans le recueil Radieux). Le vaisseau alien à New-York et les aliens bienveillants rappellent Le jour où la Terre s’arrêta. Les quelques pompeuses cérémonies aliens m’ont fait penser à certaines scènes de Star Trek. Enfin, l’effet du contact à été traité (et surtout développé) par tant de gens que je ne les citerai pas ici.

Comment ce texte, après le déjà décevant After the Fall, Before the Fall, During the Fall, a-t-il pu se retrouver nominé Nebula 2015, c’est un mystère pour moi. A moins que le Nebula se spécialise maintenant dans la SF éducative publiable dans Playboy.

Yesterday’s Kin, Nancy Kress

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