Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

Grand format d'image pour grande femme Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud. On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris. Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste. C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4 . Une bataille qui vit mourir nombre...

Jusqu'ici, tout va bien


Sortie du tome 2 de la série fleuve "14-18" par Corbeyran et Le Roux. Après la mobilisation et les premiers jours de la guerre, c’est à l’automne 1914 que s’intéressent les auteurs.

Les huit amis partis au front avec enthousiasme ou résignation commencent à comprendre que la guerre risque d’être plus longue qu’imaginée et que beaucoup n’en reviendront pas. La « fessée aux boches » se transforme lentement en calvaire pour tous. D’autant que l’armée française, mal préparée, est mal équipée, tant en matériel militaire que pour les objets du quotidien.

Le désespoir envahi certains des héros. Le fanatisme guerrier, d’autres. Les premiers hommes tués d’assez près pour avoir vu leurs yeux sont durs à avaler. Sans parler des hommes si déchiquetés par un obus qu’on se retrouve avec des morceaux sur soi ? Tous les objectifs se fondent en un : survivre.

A l’arrière, les femmes commencent à souffrir de l’absence des hommes qu’elles aiment. On réalisera bientôt qu’ils constituaient aussi le gros de la force productive du pays et que les indispensables réorganisations vont être colossales.

Au front, outre la bataille de la Marne, entrevue de loin, et son mythe des taxis, c’est aux premiers soupçons de blessures autoinfligées que s’attaque Corbeyran ; elle mèneront beaucoup d'hommes au peloton d'exécution. La série étant bien plus légère que le très documenté one-shot La faute au Midi – même si le mot « léger » ne paraît guère approprié – le biffin accusé de blessure volontaire s’en sortira comme une fleur (qui plus est, il était innocent).
Après la guerre, il brulera les dessins de guerre qu'un ami lui avait confié et ne voudra plus parler de son expérience. Trop d’horreur, trop de malheur. Rien ne sera transmis aux générations suivantes. Une des causes sans doute du bis repetita vingt ans plus tard.

14-18 t2, Les chemins de l'enfer, Corbeyran, Le Roux

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