The Will of the Many - James Islington

L’effet Streisand , tu connais, lecteur ? Et bien, il a fonctionné à plein récemment. The Will of the Many est un roman de fantasy à coloration romaine antique de James Islington. Lisant assez peu de fantasy, j’ignorais jusqu’à l’existence de ce roman qui, de fait, a bonne presse dans le monde anglo-saxon dont il est originaire. Et voilà qu’il est traduit et publié en France par l’éditeur Elder Craft. Et voici que le fandom repart encore une fois dans une de ces polémiques picrocholines dont il a le secret – celle-ci est un peu amusante car elle réactive, peut-être sans même le savoir, la notion de mort civile qui était une des originalités du droit antique. Si tu ignores de quelle polémique il s'agit, sache, lecteur, que tu n’as rien perdu. Toujours est-il qu’ainsi j’appris l’existence de ce roman et que, le pitch m’ayant intrigué, je décidai de l’acheter en VO pour le lire. Détails ci-dessous. Monde indéterminé de type terrestre. Ce monde connut, plusieurs siècles avant le débu...

Brève descente


Avec "Sunlight", Christophe Bec et Bernard Khattou inaugurent la nouvelle collection Flesh & Bones de Glénat. Celle-ci proposera des thrillers one-shots de 160 pages environ, en noir et blanc sous couverture souple.
Bec y fait ce qu’il sait faire : inquiéter le lecteur, armé seulement d’un média silencieux et immobile, ce qui n’est pas évident.

Ici et maintenant. Deux filles et un garçon, amis de longue date, entreprennent une plongée spéléo dans une mine désaffectée, interdite car dangereuse. La carte qu’ils utilisent se révèlent incomplète au point que les trois casse-cous finissent par se retrouver au fond d’un puits de mine sans moyen de remonter.
Commencent alors plusieurs jours de calvaire dans l’attente d’hypothétiques secours. Le froid gagne, les réserves d’eau et de nourriture diminuent, les blessures s’accumulent. Sortiront-ils vivant du puits ? C’est l’enjeu et la question de l’album.

Dessiné de manière réaliste, "Sunlight" raconte une histoire qui ne l’est pas moins. L’expédition désastreuse bien sûr mais aussi, en flashbacks, quelques moments biographiques importants. Bec sait faire monter la tension par petites touches régulières. Il met en scène des situations suffisamment proches de l’expérience ou de la connaissance, au moins médiatique, du lecteur pour impliquer celui-ci. Il instille la petite dose de sexe qui va avec le genre Série B. Objectif atteint. Le premier volume de la collection Flesh & Bones crée le standard.

Un moment de lecture agréable donc. On regrettera simplement, et encore, un semi-twist final qui n’apporte rien et dont l’existence même est difficile à comprendre. En quoi est-il utile au récit ? Mystère.

Sunlight, Bec, Khattou

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