Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

Brève descente


Avec "Sunlight", Christophe Bec et Bernard Khattou inaugurent la nouvelle collection Flesh & Bones de Glénat. Celle-ci proposera des thrillers one-shots de 160 pages environ, en noir et blanc sous couverture souple.
Bec y fait ce qu’il sait faire : inquiéter le lecteur, armé seulement d’un média silencieux et immobile, ce qui n’est pas évident.

Ici et maintenant. Deux filles et un garçon, amis de longue date, entreprennent une plongée spéléo dans une mine désaffectée, interdite car dangereuse. La carte qu’ils utilisent se révèlent incomplète au point que les trois casse-cous finissent par se retrouver au fond d’un puits de mine sans moyen de remonter.
Commencent alors plusieurs jours de calvaire dans l’attente d’hypothétiques secours. Le froid gagne, les réserves d’eau et de nourriture diminuent, les blessures s’accumulent. Sortiront-ils vivant du puits ? C’est l’enjeu et la question de l’album.

Dessiné de manière réaliste, "Sunlight" raconte une histoire qui ne l’est pas moins. L’expédition désastreuse bien sûr mais aussi, en flashbacks, quelques moments biographiques importants. Bec sait faire monter la tension par petites touches régulières. Il met en scène des situations suffisamment proches de l’expérience ou de la connaissance, au moins médiatique, du lecteur pour impliquer celui-ci. Il instille la petite dose de sexe qui va avec le genre Série B. Objectif atteint. Le premier volume de la collection Flesh & Bones crée le standard.

Un moment de lecture agréable donc. On regrettera simplement, et encore, un semi-twist final qui n’apporte rien et dont l’existence même est difficile à comprendre. En quoi est-il utile au récit ? Mystère.

Sunlight, Bec, Khattou

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