Beneath the Trees Rite of Spring - Horvath Patrick

Huit ans plus tôt, en 1986, Daniel Brewer, un jeune canard aux yeux bleus, a disparu sans laisser de traces. Depuis, sa sœur Monica remue ciel et terre pour le retrouver, alertant des autorités peu mobilisées, s’accrochant au moindre indice et arpentant depuis peu les forums de cet Internet qui commence à peine à se développer. Depuis huit ans, Monica a mis sa vie entre parenthèses. Petit emploi alimentaire, petit logement, pas d’ami, pas d’activité autre que la recherche de son adelphe. Une existence morne, entièrement organisée autour d’une quête qui est devenue au fil du temps une obsession. Alors quand sur un forum de faits divers Monica reçoit le conseil anonyme de se rendre à Woodbrook, dans le Vermont, pour en apprendre plus sur le sort de Daniel, elle n’hésite pas une seconde et lâche sa vie misérable pour aller enquêter sur place. Elle rencontre vite Samantha Strong, l’ourse quincaillière qui était l’un des personnages principaux du premier volume. Celle-ci, contente de cette ...

Brève descente


Avec "Sunlight", Christophe Bec et Bernard Khattou inaugurent la nouvelle collection Flesh & Bones de Glénat. Celle-ci proposera des thrillers one-shots de 160 pages environ, en noir et blanc sous couverture souple.
Bec y fait ce qu’il sait faire : inquiéter le lecteur, armé seulement d’un média silencieux et immobile, ce qui n’est pas évident.

Ici et maintenant. Deux filles et un garçon, amis de longue date, entreprennent une plongée spéléo dans une mine désaffectée, interdite car dangereuse. La carte qu’ils utilisent se révèlent incomplète au point que les trois casse-cous finissent par se retrouver au fond d’un puits de mine sans moyen de remonter.
Commencent alors plusieurs jours de calvaire dans l’attente d’hypothétiques secours. Le froid gagne, les réserves d’eau et de nourriture diminuent, les blessures s’accumulent. Sortiront-ils vivant du puits ? C’est l’enjeu et la question de l’album.

Dessiné de manière réaliste, "Sunlight" raconte une histoire qui ne l’est pas moins. L’expédition désastreuse bien sûr mais aussi, en flashbacks, quelques moments biographiques importants. Bec sait faire monter la tension par petites touches régulières. Il met en scène des situations suffisamment proches de l’expérience ou de la connaissance, au moins médiatique, du lecteur pour impliquer celui-ci. Il instille la petite dose de sexe qui va avec le genre Série B. Objectif atteint. Le premier volume de la collection Flesh & Bones crée le standard.

Un moment de lecture agréable donc. On regrettera simplement, et encore, un semi-twist final qui n’apporte rien et dont l’existence même est difficile à comprendre. En quoi est-il utile au récit ? Mystère.

Sunlight, Bec, Khattou

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