Le Serment - Gabella - Bourgouin

  Contrairement à ce que j’affirmais hier, la chronique conclusive de la série Fables n’aura été que la pénultième du mois de février. C’est celle-ci qui sera la dernière. Alexandre est un médecin brillant (parait-il) . Après une erreur ? malversation ? malveillance ? il a été radié et interdit d’exercer. Pour préserver son train de vie et celui de sa famille dans leur superbe maison en duplex, Alexandre, depuis, est le médecin de la pègre. Anonyme et protégé par d’imposants protocoles de sécurité, le médecin déchu soigne les blessés de la guerre des gangs ou des braquages qui tournent mal. Voilà qu’un soir, alors qu’il soigne un blessé par balles dans son cabinet de médecine secret, il y subit l’intrusion d’un homme très excité qui affirme avoir été mordu par un vampire et avoir besoin d’attention médicale urgente – pour être précis, avant le coucher du soleil et une métamorphose dont les conséquences seraient fatales pour Alexandre. Comme toi, lecteur, le praticien ne croit pas ...

L'arme noire


Suite du très bon western fantastique « The sixth gun ».

Faisons bref car j’ai déjà décrit la chose.

Dans ces tomes 3 et 4, le lecteur avance dans la connaissance des motivations et surtout du passé des personnages, ce passé qui les a conduit, étape par étape, à lutter aujourd’hui pour sauver la Création d’une utilisation des armes noires. Epreuves ou trahisons, bien des choses sont enfouis dans le passé des protagonistes de l’histoire.

Fantômes, mages noirs, devins, momie animée, organisations secrètes, sceau à briser, arbre aux pendus, ville dégénérée aux habitants physiquement corrompus, tortures digne de l’Inquisition, et une veuve folle de vengeance, on trouve tout dans ces deux tomes, même une main de gloire. Sans oublier, western oblige, une attaque de train, des chevauchées, d’énormes gunfights, des verres descendus dans des saloons, des sudistes esclavagistes, et j’en oublie.

Il y a aussi ce sixième revolver, magique, qui a traversé les siècles sous diverses formes, pourrait faire reset sur le monde, tente de contrôler son possesseur, et me rappelle de plus en plus une certaine Stormbringer.

Toujours rapide, brutale, puissante, la narration happe le lecteur et ne le lâche plus jusqu’à la dernière planche. L’un des chapitres est, tour de force réussi, entièrement dépourvu de dialogues, décrivant de l’action pure par les postures des personnages et les choix de cadrage. Du beau boulot. Ce n’est guère profond, mais c’est du vrai bon speed.

On notera un changement de dessinateur pour le dernier chapitre.


A suivre…

The sixth gun t 3 et 4, Bunn, Hurtt, Crabtree

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