Conan L'heure du dragon - Blondel - Sécher

" L'heure du dragon " est le seul roman de Conan écrit par Howard. Il a été adapté dans les années 70 par la fine équipe Roy Thomas - Gil Kane. Il l'est une nouvelle fois ici par le duo Julien Blondel (scénariste de Elric, décidément! il aime les personnages myhthiques)  - Valentin Sécher (dessinateur de Méta Baron) . On peut rêver pires adaptateurs. Conan est roi d'Aquilonie. Plus pour longtemps quand le roman commence. Car trois nobles ambitieux ont tiré le très maléfique empereur Xaltotun de Python d'un sommeil de 3000 ans en usant pour ce faire du légendaire Cœur d'Ahriman. En échange ils lui demandent de les aider à usurper les trônes de Némédie et d'Aquilonie. Pour cela Conan doit mourir. Mais si, sur le champ de bataille, Xaltotun tient parole et offre aux félons une victoire écrasante sur l'armée aquilonienne, il a, en revanche, d'autre projets pour un Conan qu'il préfère emprisonner secrètement. De fait il a plus globalement d'

L'arme noire


Suite du très bon western fantastique « The sixth gun ».

Faisons bref car j’ai déjà décrit la chose.

Dans ces tomes 3 et 4, le lecteur avance dans la connaissance des motivations et surtout du passé des personnages, ce passé qui les a conduit, étape par étape, à lutter aujourd’hui pour sauver la Création d’une utilisation des armes noires. Epreuves ou trahisons, bien des choses sont enfouis dans le passé des protagonistes de l’histoire.

Fantômes, mages noirs, devins, momie animée, organisations secrètes, sceau à briser, arbre aux pendus, ville dégénérée aux habitants physiquement corrompus, tortures digne de l’Inquisition, et une veuve folle de vengeance, on trouve tout dans ces deux tomes, même une main de gloire. Sans oublier, western oblige, une attaque de train, des chevauchées, d’énormes gunfights, des verres descendus dans des saloons, des sudistes esclavagistes, et j’en oublie.

Il y a aussi ce sixième revolver, magique, qui a traversé les siècles sous diverses formes, pourrait faire reset sur le monde, tente de contrôler son possesseur, et me rappelle de plus en plus une certaine Stormbringer.

Toujours rapide, brutale, puissante, la narration happe le lecteur et ne le lâche plus jusqu’à la dernière planche. L’un des chapitres est, tour de force réussi, entièrement dépourvu de dialogues, décrivant de l’action pure par les postures des personnages et les choix de cadrage. Du beau boulot. Ce n’est guère profond, mais c’est du vrai bon speed.

On notera un changement de dessinateur pour le dernier chapitre.


A suivre…

The sixth gun t 3 et 4, Bunn, Hurtt, Crabtree

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