A Forest Darkly - Angela Slatter

Monde de Sourdough , encore. Dans la Grande Forêt Sombre que tout monde de conte noir se doit de posséder. Mehrab est une sorcière. Elle vit dans une petite cabane au cœur de la forêt, non loin du minuscule village de Berhta’s Forge. Difficile de faire plus à l’écart du fracas du monde : de Lodellan jusqu’au bord de la Grande Forêt, le voyage prend plusieurs mois de route, et ensuite, une fois arrivé à la lisière de la forêt, il faut encore environ six semaines pour rejoindre Berhta’s Forge, qui se trouve assez profondément dans la forêt, non loin de son cœur selon les cartes – bien que celles-ci restent très imprécises. C’est pourtant sur le pas de sa porte, au fin fond de cette retraite, que le monde va s’inviter sous la forme d’une jeune fille en fuite, Rhea. Rhea est une très jeune sorcière. Prise en charge par les Visiting Sisters après un acte assez grave pour mettre sa vie en danger (si sa nature même de sorcière n’engendrait pas déjà un risque suffisant) , Rhea est passée de ma...

L'arme noire


Suite du très bon western fantastique « The sixth gun ».

Faisons bref car j’ai déjà décrit la chose.

Dans ces tomes 3 et 4, le lecteur avance dans la connaissance des motivations et surtout du passé des personnages, ce passé qui les a conduit, étape par étape, à lutter aujourd’hui pour sauver la Création d’une utilisation des armes noires. Epreuves ou trahisons, bien des choses sont enfouis dans le passé des protagonistes de l’histoire.

Fantômes, mages noirs, devins, momie animée, organisations secrètes, sceau à briser, arbre aux pendus, ville dégénérée aux habitants physiquement corrompus, tortures digne de l’Inquisition, et une veuve folle de vengeance, on trouve tout dans ces deux tomes, même une main de gloire. Sans oublier, western oblige, une attaque de train, des chevauchées, d’énormes gunfights, des verres descendus dans des saloons, des sudistes esclavagistes, et j’en oublie.

Il y a aussi ce sixième revolver, magique, qui a traversé les siècles sous diverses formes, pourrait faire reset sur le monde, tente de contrôler son possesseur, et me rappelle de plus en plus une certaine Stormbringer.

Toujours rapide, brutale, puissante, la narration happe le lecteur et ne le lâche plus jusqu’à la dernière planche. L’un des chapitres est, tour de force réussi, entièrement dépourvu de dialogues, décrivant de l’action pure par les postures des personnages et les choix de cadrage. Du beau boulot. Ce n’est guère profond, mais c’est du vrai bon speed.

On notera un changement de dessinateur pour le dernier chapitre.


A suivre…

The sixth gun t 3 et 4, Bunn, Hurtt, Crabtree

Commentaires