Les Frères Rubinstein 7 - Pour Klara - Brunscwhig - Le Roux

Voici qu’est arrivé Pour Klara , le tome 7 de la série des Frères Rubinstein (et que, contrairement à ce que je croyais, il ne conclura pas la série) . L’album suit, comme toujours depuis six ans , les destins croisés des frères Rubinstein, Moïse et Salomon. Nés dans le Nord de la France, au sein d’une famille modeste, les deux garçons connurent dès leur jeunesse les affres d’un antisémitisme qui, à l’époque, était vu comme presque acceptable tant il était banal. Deux frères dont les vies sont emportées par les courants d’un temps mauvais contre lesquels ils n’auront cessé de lutter. Deux frères vite séparés, projetés dans des destins si divergents, mais si semblables aussi, tant ils portent conjointement le poids d’un antisémitisme qui, après avoir couvé à bas bruit pendant les premières décennies du vingtième siècle, s’embrase et détruit tout sur son passage, tel un maléfique feu grégeois (On attribue à Hitler cette harangue : « Oui, nous sommes des barbares, et nous voulons être de...

Hypnoterrorisme


Bedlam TPB 2. Suite de la série. Episodes 7 à 11.

Madder Red est toujours en quête de rédemption et il collabore donc de manière régulière avec la police. Le lecteur suit une nouvelle enquête dans laquelle un mystérieux et terrifiant inconnu programme des citoyens lambda pour commettre meurtres et suicides, et, parallèlement, plonge de nouveau dans le passé atrocement sanglant de Madder Red (et incidemment du First, le vigilante local).

Madder y évolue, s’installant progressivement dans son rôle de « consultant », mais sa sérénité péniblement acquise est mise à mal par un ennemi qui semble trop bien le connaître.

On y découvre aussi l’identité secrète du First et on y côtoie les allées du pouvoir municipal à Bedlam, avec ses coups tordus et ses ambitions affichées.

On y est atterré par l’ampleur des menaces qui pèsent sur la ville et l’hubris des criminels qui l’agressent.

Après le choc du tome 1, ce volume passe plus facilement, mais la série est toujours dure, montrant sans la moindre concession à la bienséance une folie meurtrière à l’œuvre. Sans oublier, de-ci de-là, une pointe d’ironie caustique bien agréable.

Au dessin, Browne a remplacé Rossmo. Le graphisme en a pâti imho, passant « d’adapté à la folie de la situation » à « simplement pas bien beau ». Qu’importe c’est l’histoire et sa narration qui comptent ici, et elles parviennent à faire monter haut le niveau de tension.

Bedlam TPB 2, Spencer, Browne, Irving

Commentaires

Anonyme a dit…
Tiberix : Je ne sais pas si tu as indiqué que la série était un horrible twist de Batman vs. le Joker. C'est d'autant plus le cas sur le T2.
Gromovar a dit…
Je ne voulais pas spoiler ;)
Anonyme a dit…
Tiberix : Tout est un peu Batman et le Joker en fait. Tiens d'ailleurs, je ne sais pas si tu as eu Joseph Campbell sur ta pile ?
Gromovar a dit…
Non mais le monomythe est utilisé dans We are all completely fine. Je pense que ce petit roman te plairait.