Nettle and Bone - T. Kingfisher - Retour de Bifrost 118

Petite cité-état portuaire, temps des contes de fées. Marra est la troisième fille du couple royal. Sa sœur aînée Damia – en fait une demi-sœur car, oui, il y a une belle-mère – a épousé le prince du Royaume du Nord, Vorling. Un mariage princier comme en rêvent toutes les petites filles, qui s'est hélas conclu par la mort accidentelle de Damia. C'est alors à Kania, la sœur cadette, de prendre la relève en épousant à son tour le nouvellement veuf Vorling. Mariages politiques dans un cas comme l'autre : Vorling a besoin d'un héritier mâle et la famille de Marra d'une alliance avec un royaume puissant qui la mettrait à l'abri des velléités d'invasion qui travaillent tant le Royaume du Sud que celui du Nord, tous deux convoitant le seul port en eaux profondes disponible « le long d'une côté partagée entre deux royaumes rivaux » . Conte de fées ou pas, ce n'est pas dans le palais des parents de Marra que commence le roman. Non, c'eut été trop conventi...

Adolf Hitler, peintre


Que dire d’un tome 2 sur 4 quand on ne résume pas l’histoire ? De fait, pas grand chose. Pour le contexte et tout le bien que je pense de la série, on se réfèrera à ma chronique du tome 1.

Disons donc simplement que les qualités du premier tome sont encore présentes dans celui-ci.
Ajoutons qu’on en apprend plus sur le vaste complot qui semble à l’œuvre à Metropolis, sur les tensions nationalistes qui semble perdurer sous le vernis de l’utopie européiste, sur les moyens pas toujours propres qu’utilisent le gouvernement de l’Interland pour la protéger. Précisons qu’on entre dans l’intimité psychologique particulière du lieutenant Gabriel Faure, qu’on a l’occasion de s’inquiéter pour la santé mentale du commissaire Lohman, qu’on visite un Ange Bleu bien plus hitek et explicite que l’original, qu’on rencontre une gynoïde qui rend hommage au titre de la série, qu’on  découvre un programme spatial européen très avancé par rapport à ce qui s’est passé dans la réalité ; Lehman n’oublie jamais d’offrir le léger décalage, biographique en particulier, qui sert à nous rappeler que nous sommes presque dans notre Histoire mais pas exactement.

C’est donc toujours bon, toujours dessiné dans un style bien vu qui évoque le futurisme, toujours plein de petits clins d’œil (les comics aux titres francisés) plaisants. Tu dois lire, citoyen, sinon le Secret s’occupera de toi.

Metropolis, tome 2, Lehman, De Caneva, Martinos

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