Gagner la guerre t4 - Genet - Jaworski

Voici qu'arrive le tome 4 de l'adaptation BD du Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski par Genet et Jaworski lui-même. On avait laissé Benvenuto Gesufal en grand danger à la fin du tome 3.  Les mensonges et les machinations dont il a été partie commencent à émerger au grand jour alors que les dépités de la guerre de Ressine cherchent à se venger et à reprendre l'initiative politique. D'atout secret, Benvenuto devient une gène possible pour la maison Ducatore, au point que, alors que Ducatore semble retourner sa veste à son endroit, il ne voit plus que la fuite comme solution aux deux périls qui le menacent : l'emprisonnement à court terme et l'assassinat à moyen terme. Fuir dans la ville est utile pour échapper quelques temps à des lames trop aiguisées mais, clairement, quitter la ville est le seul moyen d'échapper à la mort. Recherché par spadassins et magiciens, le bretteur à gages doit mettre le plus de distance possible entre lui et la République de

Adolf Hitler, peintre


Que dire d’un tome 2 sur 4 quand on ne résume pas l’histoire ? De fait, pas grand chose. Pour le contexte et tout le bien que je pense de la série, on se réfèrera à ma chronique du tome 1.

Disons donc simplement que les qualités du premier tome sont encore présentes dans celui-ci.
Ajoutons qu’on en apprend plus sur le vaste complot qui semble à l’œuvre à Metropolis, sur les tensions nationalistes qui semble perdurer sous le vernis de l’utopie européiste, sur les moyens pas toujours propres qu’utilisent le gouvernement de l’Interland pour la protéger. Précisons qu’on entre dans l’intimité psychologique particulière du lieutenant Gabriel Faure, qu’on a l’occasion de s’inquiéter pour la santé mentale du commissaire Lohman, qu’on visite un Ange Bleu bien plus hitek et explicite que l’original, qu’on rencontre une gynoïde qui rend hommage au titre de la série, qu’on  découvre un programme spatial européen très avancé par rapport à ce qui s’est passé dans la réalité ; Lehman n’oublie jamais d’offrir le léger décalage, biographique en particulier, qui sert à nous rappeler que nous sommes presque dans notre Histoire mais pas exactement.

C’est donc toujours bon, toujours dessiné dans un style bien vu qui évoque le futurisme, toujours plein de petits clins d’œil (les comics aux titres francisés) plaisants. Tu dois lire, citoyen, sinon le Secret s’occupera de toi.

Metropolis, tome 2, Lehman, De Caneva, Martinos

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