Falstaff - Boisserie - Goho - Merlet - Rouger

Henri IV, dit Henri de Bolingbroke , fut roi d’Angleterre de 1399 à 1413. Il monta sur le trône après l’éviction de Richard II, consécutive à une rébellion dont le jeune Henri avait pris la tête et qui comptait dans ses rangs une partie des plus grands seigneurs d’Angleterre. Capture du roi, interprétation créative de l’ordre de succession, Henri est couronné à Westminster en 1399. Mal arrivé sur le trône, Henri devra lutter durant tout son règne contre des rébellions successives qui rallieront même ses alliés originels. Il mourra le 20 mars 1413 après plusieurs années de troubles de santé. Son fils aîné lui succédera sous le nom d’Henri V. Ce dernier relancera la guerre de Cent Ans. De cette histoire pleine de bruit et de fureur, Shakespeare tira une pièce en deux parties, Henri IV , puis Henri V , deux pièces historiques. Il y inséra, du moins dans la première, le personnage de Falstaff (pardon, sir John Falstaff) , un protagoniste fictif d’une irrésistible truculence, un bouffon gr...

Adolf Hitler, peintre


Que dire d’un tome 2 sur 4 quand on ne résume pas l’histoire ? De fait, pas grand chose. Pour le contexte et tout le bien que je pense de la série, on se réfèrera à ma chronique du tome 1.

Disons donc simplement que les qualités du premier tome sont encore présentes dans celui-ci.
Ajoutons qu’on en apprend plus sur le vaste complot qui semble à l’œuvre à Metropolis, sur les tensions nationalistes qui semble perdurer sous le vernis de l’utopie européiste, sur les moyens pas toujours propres qu’utilisent le gouvernement de l’Interland pour la protéger. Précisons qu’on entre dans l’intimité psychologique particulière du lieutenant Gabriel Faure, qu’on a l’occasion de s’inquiéter pour la santé mentale du commissaire Lohman, qu’on visite un Ange Bleu bien plus hitek et explicite que l’original, qu’on rencontre une gynoïde qui rend hommage au titre de la série, qu’on  découvre un programme spatial européen très avancé par rapport à ce qui s’est passé dans la réalité ; Lehman n’oublie jamais d’offrir le léger décalage, biographique en particulier, qui sert à nous rappeler que nous sommes presque dans notre Histoire mais pas exactement.

C’est donc toujours bon, toujours dessiné dans un style bien vu qui évoque le futurisme, toujours plein de petits clins d’œil (les comics aux titres francisés) plaisants. Tu dois lire, citoyen, sinon le Secret s’occupera de toi.

Metropolis, tome 2, Lehman, De Caneva, Martinos

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