Hitler peignait des roses - Harlan Ellison - Retour de Bifrost 117

Hitler peignait des roses est l'un des quatre recueils de Harlan Ellison parus en français aux Humanoïdes Associés à la fin des années 70. Y sont rassemblés quinze nouvelles précédées d'une introduction de l'auteur lui-même. Dans celle-ci, intitulée Enfin révélé ce qui a tué les dinosaures ! Et ça n'a pas l'air d'aller très fort pour vous non plus , Ellison développe longuement, sur un ton amusant et agressif et disons même amusant car agressif, la consternation que lui inspire la pratique excessive de la télévision par ses contemporains. Dans des termes qui évoqueront aux lecteurs d'aujourd'hui ce qui s'écrit sur les réseaux sociaux, Ellison accable un média hypnotique et abrutissant responsable selon lui d'une vive dégradation de la capacité à distinguer entre réalité et illusion. Une inquiétude visionnaire, validée par l'ère de post-vérité dans laquelle nous vivons dorénavant ; que n'avons-nous écouté Ellison ! Pour lui, c'est dan...

Prison Break


Après les drames familiaux vécus dans les épisodes précédents, Olive est obligée de s’impliquer dans la remise en forme d’un père profondément déprimé par la mort de sa sœur. Pas d’inquiétude, grâce à l’intervention des deux femmes dans la vie de Tony, Toni Chu, bien que morte, pourra faire ses adieux et guider son frère Tony par delà la mort. D’une manière unique. Qui implique de manger un orteil testamentaire o_O

L’aide bienvenue et dynamisante de Toni, aussi barrée morte que vivante, permet à l’enquête de recommence à progresser, et certaines explications se font jour, particulièrement inquiétantes pour l’humanité. On y découvre aussi de nouveaux pouvoirs alimentaires, une prison de très haute sécurité, et un personnage grimé en Hannibal Lecter. L’humour absurde est toujours présent mais l’histoire (avec un début, un milieu et une fin) semble revenir dans ce tome 8. Tant mieux.

Avec "Family Recipes", tome 8 de la série Chew, il semble que Layman retrouve un peu de la verve narrative qui faisait la qualité de la série. Le dessin aussi semble plus travaillé, avec quantités de détails de background qui imposent de lire minutieusement chaque planche. Dans une ambiance graphique chargée et délirante à la Mad, scénariste et dessinateur retrouvent cette capacité d’équilibre qui fait que le bullshit n’a pas (trop) l’air d’en être et que le lecteur a le sentiment que, par delà les running gags, une histoire se développe. Pourvu que ça dure.

Chew t8, Family Recipes, Layman, Guillory, VF Recettes de famille

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