Hyde Street t2 - Johns - Reis

Sortie du nouvel opus de la série Hyde Street , le comic EC-style de Johns et Reis publié chez Urban depuis quelques mois. Ce tome 2, intitulé Le Hachoir du passé , prolonge le récit entamé dans son prédécesseur , et permet de découvrir de nouveaux résidents de la démoniaque Hyde Street. Le lecteur a donc l’occasion d’approfondir sa connaissance du très dérangeant Pranky, mais aussi de rencontrer la voyante arnaqueuse Sœur Orité ou le chirurgien extrême Docteur Ego (avec ses deux assistantes) . Il fera surtout la connaissance du terrifiant Boucher de Hyde Street, que le Monstre mutique tenait enfermé depuis des décennies. Il en apprendra plus (plus encore s’il regarde attentivement les images) sur le mystérieux Compteur qui mène le jeu dans le purgatoire que constitue Hyde Street. Il croisera même une jeune Marilyn Monroe pleine de rêves et d’espérances. C’est toujours Mr X-Ray qui porte le récit, a fortiori ici quand sa fille – reniée et abandonnée dans une autre vie – tente d’entrer...

L'Ordinateur est ton ami


"Asylum" est le tome 7 de la série Delcourt La Grande Evasion. Ecrit par le Serge Lehman de La Brigade Chimérique ou de Metropolis, il met en lumière la prison d’Asylum, qui était pourtant destinée à rester dans l’ombre.

Asylum, une prison de haute sécurité enterrée loin de la vue du ciel. Dans ses locaux vieillissants s’entassent environ 2000 prisonniers, catalogués par groupes de couleur en fonction des prédispositions qu’indique leur ADN. Les rouges sont organisés, les jaunes psychotiques, les bleus politiques. Et puis il y a les hybrides, rares, dont on ne sait pas vraiment s’il faut les reclasser dans leur couleur dominante ou les éliminer.

Ceux d’entre vous qui ont joué à Paranoïa auront, avec "Asylum", l’impression d’y être. Société fermée et totalitaire, stratification sociale colorée, peine de mort rapide et sans appel déclenchant un nouveau clonage de l’individu exécuté. Le tout sous le contrôle omniprésent de Pastor, dictateur paternaliste quelque part entre l’Ordinateur de Paranoïa et le Big Brother de 1984, assisté d’androïdes qui en sont les bras armés et impitoyables.

Les hommes et les femmes qui peuplent Asylum, n’y ont pas été enfermés. Ils y sont nés et y ont été élevés en fonction de leur génotype – l’acquis devant compléter l’inné. Ils y meurent aussi, tôt ou tard, avant d’être reconstitués à partir de leur ADN pour que l’expérience continue.
Mais laquelle ? Pourquoi ? Et depuis quand ? C’est ce que va découvrir Mark 11, un vert en quête d’identité et de liberté. La révolte d’un de ses amis verts contre son reclassement en jaune et la vengeance qu’elle engendrera ouvriront à Mark 11, par un heureux hasard, la voie vers la vérité sur la situation d’Asylum et une chance d’échapper à la prison dans laquelle il a toujours vécu.

Sur les traces de Mark, le lecteur sera le témoin d’une aventure - une tentative d’évasion puisque c’est le thème de la série - rapide et prenante, pleine de dangers et de rebondissements, qui lui apportera les réponses aux questions que pose le complexe. C’est bien mené, agréable à lire, joliment dessiné et colorisé. On peut seulement regretter l’absence d’un cruel rebondissement final qui aurait prouvé que Pastor avait raison lorsqu’il s’adressait à Mark pour le décourager. Il semble que la série impose un happy end. Dommage. Ça aurait pu être brillant ; c'est seulement bien.

La Grande Evasion t7, Asylum, Lehman, Teague, Saint Blancat

Commentaires