Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

L'Ordinateur est ton ami


"Asylum" est le tome 7 de la série Delcourt La Grande Evasion. Ecrit par le Serge Lehman de La Brigade Chimérique ou de Metropolis, il met en lumière la prison d’Asylum, qui était pourtant destinée à rester dans l’ombre.

Asylum, une prison de haute sécurité enterrée loin de la vue du ciel. Dans ses locaux vieillissants s’entassent environ 2000 prisonniers, catalogués par groupes de couleur en fonction des prédispositions qu’indique leur ADN. Les rouges sont organisés, les jaunes psychotiques, les bleus politiques. Et puis il y a les hybrides, rares, dont on ne sait pas vraiment s’il faut les reclasser dans leur couleur dominante ou les éliminer.

Ceux d’entre vous qui ont joué à Paranoïa auront, avec "Asylum", l’impression d’y être. Société fermée et totalitaire, stratification sociale colorée, peine de mort rapide et sans appel déclenchant un nouveau clonage de l’individu exécuté. Le tout sous le contrôle omniprésent de Pastor, dictateur paternaliste quelque part entre l’Ordinateur de Paranoïa et le Big Brother de 1984, assisté d’androïdes qui en sont les bras armés et impitoyables.

Les hommes et les femmes qui peuplent Asylum, n’y ont pas été enfermés. Ils y sont nés et y ont été élevés en fonction de leur génotype – l’acquis devant compléter l’inné. Ils y meurent aussi, tôt ou tard, avant d’être reconstitués à partir de leur ADN pour que l’expérience continue.
Mais laquelle ? Pourquoi ? Et depuis quand ? C’est ce que va découvrir Mark 11, un vert en quête d’identité et de liberté. La révolte d’un de ses amis verts contre son reclassement en jaune et la vengeance qu’elle engendrera ouvriront à Mark 11, par un heureux hasard, la voie vers la vérité sur la situation d’Asylum et une chance d’échapper à la prison dans laquelle il a toujours vécu.

Sur les traces de Mark, le lecteur sera le témoin d’une aventure - une tentative d’évasion puisque c’est le thème de la série - rapide et prenante, pleine de dangers et de rebondissements, qui lui apportera les réponses aux questions que pose le complexe. C’est bien mené, agréable à lire, joliment dessiné et colorisé. On peut seulement regretter l’absence d’un cruel rebondissement final qui aurait prouvé que Pastor avait raison lorsqu’il s’adressait à Mark pour le décourager. Il semble que la série impose un happy end. Dommage. Ça aurait pu être brillant ; c'est seulement bien.

La Grande Evasion t7, Asylum, Lehman, Teague, Saint Blancat

Commentaires