De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Dans les ténébres 2/2


Tome 10 de la série Prométhée, la seconde partie du récit intitulé "Dans les ténèbres" qui commençait, évidemment, dans le tome 9.

Le douzième jour arrive. La catastrophe (l’extinction ?) n’a jamais été si proche. Tous les oiseaux (biologiques, comme mécaniques) tombent du ciel. L’électricité disparaît, ou semble-t-il les circuits électroniques comme dans un blast EMP.
Mort, désolation, chaos s’accumulent (la couverture est explicite) alors que l’élite US se réfugie dans les abris ad hoc. Plus qu’un jour avant la fin, ou un sauvetage in extremis dont on ne voit guère d’où il pourrait venir.

Couper en deux parties physiques l’histoire logique "Dans les ténèbres" a malheureusement conduit à la rendre moins efficace à cause du délai de lecture entre les deux volumes. Le tome 9 paraissait trop bref, non fini, l’impression est la même avec ce tome 10. Dans les deux cas, le sentiment est celui d’une simple transition vers la suite. Sans doute aurait-il mieux valu sortit un seul volume double qui aurait été bien plus intense.

On peut regretter aussi un dessin des visages qui oscille entre le réaliste de bonne qualité et le vite fait, pas toujours bien fait.

Quoiqu’il en soit, la conclusion se précise. Et si elle est de qualité, Prométhée, par son ampleur, sa documentation, sa complexité narrative et dialogique, aura définitivement créé un standard qu’il sera difficile d’approcher. Croisons les doigts, avec un degré raisonnable de confiance.

Prométhée t10, Dans les ténèbres 2/2, Bec, Raffaele

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