Le Trône d'argile 7 - Richemont - Theo - Pieri

Juste un petit mot (cette fois c'est vrai) pour signaler la sortie (il y a quelques semaines quand même) du septième et dernier tome de la série historique Le Trône d'argile , intitulé De Gloire et de cendres . Onze ans (!!!) après la sortie du sixième opus, Anne Richemont et ses compères terminent enfin la geste de Charles VII et de Jeanne d'Arc. On voit dans ce tome le sacre de Charles VII , qui assure la légitimité politique de ce roi assez falot même si les prétentions anglaises, et donc la Guerre de Cent Ans, ne s'éteindront que bien plus tard . On y voit aussi la reconquête progressive du royaume de France par le nouveau roi. On y voit enfin la capture, le procès et l'exécution de Jeanne d'Arc (et le peu d'aide que Charles VII lui apportera - authentique -, au contraire de ses compagnons de guerre qui tentent en vain de la faire évader - fictif) . Les lecteurs qui, comme moi, avaient lu en leur temps les six premiers tomes, sont satisfaits, bien sûr...

Dans les ténébres 2/2


Tome 10 de la série Prométhée, la seconde partie du récit intitulé "Dans les ténèbres" qui commençait, évidemment, dans le tome 9.

Le douzième jour arrive. La catastrophe (l’extinction ?) n’a jamais été si proche. Tous les oiseaux (biologiques, comme mécaniques) tombent du ciel. L’électricité disparaît, ou semble-t-il les circuits électroniques comme dans un blast EMP.
Mort, désolation, chaos s’accumulent (la couverture est explicite) alors que l’élite US se réfugie dans les abris ad hoc. Plus qu’un jour avant la fin, ou un sauvetage in extremis dont on ne voit guère d’où il pourrait venir.

Couper en deux parties physiques l’histoire logique "Dans les ténèbres" a malheureusement conduit à la rendre moins efficace à cause du délai de lecture entre les deux volumes. Le tome 9 paraissait trop bref, non fini, l’impression est la même avec ce tome 10. Dans les deux cas, le sentiment est celui d’une simple transition vers la suite. Sans doute aurait-il mieux valu sortit un seul volume double qui aurait été bien plus intense.

On peut regretter aussi un dessin des visages qui oscille entre le réaliste de bonne qualité et le vite fait, pas toujours bien fait.

Quoiqu’il en soit, la conclusion se précise. Et si elle est de qualité, Prométhée, par son ampleur, sa documentation, sa complexité narrative et dialogique, aura définitivement créé un standard qu’il sera difficile d’approcher. Croisons les doigts, avec un degré raisonnable de confiance.

Prométhée t10, Dans les ténèbres 2/2, Bec, Raffaele

Commentaires