Ode to the Half-Broken - Suzanne Palmer

2066. Guerres et catastrophes environnementales, notre monde a failli se terminer il y a quarante ans. Puis, lassitude et attrition aidant, les choses se sont (presque) calmées. Reste une civilisation humaine largement détruite, et un environnement naturel qui ne vaut guère mieux. Tentent d’y survivre, autant que faire se peut, les humains survivants et des méchas qui ont acquis, au fil des ans, une conscience et leur autonomie – une agency dirait William Gibson. Dans ce monde qui tente péniblement de se reconstruire vit paisiblement un ancien mécha de combat (qui a abandonné son ancien nom et pas encore choisi le suivant – qui sera Be) . Le bot, seul depuis des décennies comme un parfait ermite, s’intéresse aux fourmis et plus généralement aux insectes. Il se « réveille » un jour affalé dans une baignoire, après 36 heures de shutdown forcé, sans aucun souvenir de ce qui a causé cet arrêt. Plus problématique encore : il lui manque la jambe gauche. Si Be a tourné le dos au m...

Dans les ténébres 2/2


Tome 10 de la série Prométhée, la seconde partie du récit intitulé "Dans les ténèbres" qui commençait, évidemment, dans le tome 9.

Le douzième jour arrive. La catastrophe (l’extinction ?) n’a jamais été si proche. Tous les oiseaux (biologiques, comme mécaniques) tombent du ciel. L’électricité disparaît, ou semble-t-il les circuits électroniques comme dans un blast EMP.
Mort, désolation, chaos s’accumulent (la couverture est explicite) alors que l’élite US se réfugie dans les abris ad hoc. Plus qu’un jour avant la fin, ou un sauvetage in extremis dont on ne voit guère d’où il pourrait venir.

Couper en deux parties physiques l’histoire logique "Dans les ténèbres" a malheureusement conduit à la rendre moins efficace à cause du délai de lecture entre les deux volumes. Le tome 9 paraissait trop bref, non fini, l’impression est la même avec ce tome 10. Dans les deux cas, le sentiment est celui d’une simple transition vers la suite. Sans doute aurait-il mieux valu sortit un seul volume double qui aurait été bien plus intense.

On peut regretter aussi un dessin des visages qui oscille entre le réaliste de bonne qualité et le vite fait, pas toujours bien fait.

Quoiqu’il en soit, la conclusion se précise. Et si elle est de qualité, Prométhée, par son ampleur, sa documentation, sa complexité narrative et dialogique, aura définitivement créé un standard qu’il sera difficile d’approcher. Croisons les doigts, avec un degré raisonnable de confiance.

Prométhée t10, Dans les ténèbres 2/2, Bec, Raffaele

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