mardi 4 février 2014

Bec Party : Prométhée 9 et Sibéria 56

Après-midi Bec ! 


Voici le tome 9 de la série fleuve Prométhée, tome 9 justement nommé "Dans les ténèbres", qui n’est que la première moitié d’un diptyque et le début d’un cycle de quatre qui conclura la série.

Alors qu’il ne reste que deux jours (si l’on en croit les signes) avant une invasion extra-terrestre qui amènera la destruction de toute vie ou au minimum de toute technologie sur Terre, le monde s’achemine dans la douleur et l’angoisse vers son destin.
Le gouvernement américain poursuit ses préparatifs sélectifs pour sauver ce qui peut l’être (et ce sera vraisemblablement peu) de sa population sans oublier de faire disparaître toute trace de ses forfaitures.
Les divers protagonistes occultes de l’histoire, scientifiques, militaires, « éclairés », cherchent toujours une solution au plus grand péril qu’ait connu l’Humanité, et les naufragés du trou bleu un passage retour vers notre monde.
La population est informée par une insider repentie de la forte probabilité de son extinction en masse.
Et pour le lecteur, moins d'aliens cette fois-ci, mais une mythologie de plus en plus présente entre Prométhée, Persée, Méduse… dans un contexte d’exogenèse.

Les nombreux fils narratifs de cet X-Files des Titans continuent d’être déroulés par Christophe Bec dans ce tome qui souffre un peu d’être l’initiateur de la dernière partie et forme donc une étape, une grande inspiration avant l’ultime ascension. On sent néanmoins que les histoires convergent, ne serait-ce que parce que le rétrécissement temporel les y oblige. L’entonnoir se referme sur le récit et ses acteurs. Explications définitives et dénouements approchent.
Le dessin est toujours de grande qualité, et, ce n’est pas négligeable, les personnages, en dépit de leur très grand nombre, sont facilement identifiables.



Sortie également du tome 1 de la nouvelle série SF Sibéria 56, intitulé "La 13ème mission", du même Bec.

Sibéria 56 est une planète potentiellement colonisable par l’Homme, une planète glacée, aux températures extrêmes, qui n’abrite que quelques formes de vie, certaines dangereuses. Une navette, arrivée de l’extérieur du système et à destination de la seule base installée au sol, s’y écrase à la suite d’une panne. Des cinq membres d’équipage, seuls quatre survivent au crash. Commence alors une marche de 250 km pour rejoindre le salut représenté par la base des colons, une marche en scaphandre dans la neige et la glace d’un monde largement inconnu, au milieu des crevasses, des cadavres de xénomorphes, et d’autres qui sont bien vivants. De simplement inconfortable, cette expédition tournera vite au calvaire pour les naufragés du froid.

Entre Alien, Les montagnes hallucinées, et Les Chroniques de Riddick, Bec offre au lecteur un premier tome vif et intrigant. L’accident initial vire au cauchemar, les menaces diffuses deviennent rapidement précises et mortelles ; la Nature de Sibéria 56 se révèle une ennemie impitoyable pour les humains trop curieux qui viennent la déranger. Seuls survivront les chanceux ou les audacieux.

Sibéria 56, c’est de la vieille bonne SF avec planète hostile, dialogues de série B, danger, morts violentes, exploration, mystère, monstres dont on ne sait si les plus dangereux sont les énormes ou les minuscules. Le tome 1 met en appétit. On attend la suite pour voir comment tout cela va tourner.
Je ne peux pas dire que j’aime le dessin, même s’il illustre sans doute efficacement les difficultés de vision que pose l’atmosphère de la planète glacée aux inconscients qui la parcourent.

Deux albums à recommander, donc, dans cette nouvelle fournée.

Prométhée t9, Dans les ténèbres, Bec, Raffaele
Sibéria 56, La 13ème mission, Bec, Sentenac

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