The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça aurait même mérité mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les Meurt...

Tome of boredom


Nebal a longuement chroniqué cet ouvrage. Je vous renvoie à son texte, je n’ai guère l’envie de m’y coller moi-même.

Pour résumer ici, l’auteur imagine un monde dans lequel de jeunes dragons jouent, pour se détendre et se dépayser, à un jeu de rôle dans lequel ils incarnent des sararimen. Les étudiants (ou plus si affinités) se prenant pour des aventuriers médiévaux fantastiques, sont remplacés par des dragons jouant les marketeurs ou les innovateurs dans une boite internationale soumise à la concurrence des marchés, blablabla.

Comprenons-nous bien. Je n’ai rien contre ce livre qui m’a arraché quelques sourires. Je peux même aller jusqu’à dire qu’il est bien vu sur quelques points : l’artificialité du précédé rolistique consistant à décrire monde et objets sans en donner le nom ni la fonction en partant du principe que c’est aux aventuriers de les découvrir, l’absurdité de la notion d’épanouissement dans l’entreprise mise en évidence par le caractère héroïque que le jeu lui confère, l’absurdité même des enjeux en entreprise – une fois ceux-ci décontextualisés - illustrée par la discussion du cadre exécutif et du consultant, sans oublier l’agitation brownienne des crocodiles salariés dans le marigot professionnel. Mais hormis  ces quelques idées guère développées et un ou deux gags potaches, il n’y a pas grand chose à tirer de cette lecture (pas déplaisante je le répète).

Ce livre, assez cher eu égard à son temps de lecture et à son apport, est de plus cofinancé par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un programme d’échange quelconque avec la littérature finnoise. A l’heure où les APU cherchent à économiser 50 milliards d’euros, voici une première piste d’économie.

Offices and Humans, Roope Eronen

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