Le Voleur - Claire North

Bangkok, 1938. Rémy Burke fait partie de l'élite de la Maison des Jeux, il joue dans la Haute Loge, et depuis longtemps. Un soir il est abordé par le bien plus jeune en Haute Loge Abhik Lee qui le pousse à boire jusqu'à l'ivresse avant de lui arracher son accord pour une partie de cache-cache. Tout le monde connaît cache-cache, tout le monde y a joué. Mais sûrement pas à celui de la Haute Loge. La règle y est simple. Burke doit rester caché le plus longtemps possible de Lee puis, après la découverte de Burke, les rôles seront inversés. A la fin, celui des deux qui aura été caché le plus longtemps sera déclaré vainqueur et remportera la mise ; Lee a misé 20 ans de sa vie à transférer à Burke et Burke – c'était l'alcool qui parlait – a accepté de miser toute sa mémoire. Le terrain de jeu est la Thaïlande entière, et les deux joueurs ont des « pièces », humain alliés qu'ils peuvent utiliser à leur guise. Problème : Burke s'est fait arnaquer. En Thaïlande (qu&#

Tome of boredom


Nebal a longuement chroniqué cet ouvrage. Je vous renvoie à son texte, je n’ai guère l’envie de m’y coller moi-même.

Pour résumer ici, l’auteur imagine un monde dans lequel de jeunes dragons jouent, pour se détendre et se dépayser, à un jeu de rôle dans lequel ils incarnent des sararimen. Les étudiants (ou plus si affinités) se prenant pour des aventuriers médiévaux fantastiques, sont remplacés par des dragons jouant les marketeurs ou les innovateurs dans une boite internationale soumise à la concurrence des marchés, blablabla.

Comprenons-nous bien. Je n’ai rien contre ce livre qui m’a arraché quelques sourires. Je peux même aller jusqu’à dire qu’il est bien vu sur quelques points : l’artificialité du précédé rolistique consistant à décrire monde et objets sans en donner le nom ni la fonction en partant du principe que c’est aux aventuriers de les découvrir, l’absurdité de la notion d’épanouissement dans l’entreprise mise en évidence par le caractère héroïque que le jeu lui confère, l’absurdité même des enjeux en entreprise – une fois ceux-ci décontextualisés - illustrée par la discussion du cadre exécutif et du consultant, sans oublier l’agitation brownienne des crocodiles salariés dans le marigot professionnel. Mais hormis  ces quelques idées guère développées et un ou deux gags potaches, il n’y a pas grand chose à tirer de cette lecture (pas déplaisante je le répète).

Ce livre, assez cher eu égard à son temps de lecture et à son apport, est de plus cofinancé par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un programme d’échange quelconque avec la littérature finnoise. A l’heure où les APU cherchent à économiser 50 milliards d’euros, voici une première piste d’économie.

Offices and Humans, Roope Eronen

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