Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Tome of boredom


Nebal a longuement chroniqué cet ouvrage. Je vous renvoie à son texte, je n’ai guère l’envie de m’y coller moi-même.

Pour résumer ici, l’auteur imagine un monde dans lequel de jeunes dragons jouent, pour se détendre et se dépayser, à un jeu de rôle dans lequel ils incarnent des sararimen. Les étudiants (ou plus si affinités) se prenant pour des aventuriers médiévaux fantastiques, sont remplacés par des dragons jouant les marketeurs ou les innovateurs dans une boite internationale soumise à la concurrence des marchés, blablabla.

Comprenons-nous bien. Je n’ai rien contre ce livre qui m’a arraché quelques sourires. Je peux même aller jusqu’à dire qu’il est bien vu sur quelques points : l’artificialité du précédé rolistique consistant à décrire monde et objets sans en donner le nom ni la fonction en partant du principe que c’est aux aventuriers de les découvrir, l’absurdité de la notion d’épanouissement dans l’entreprise mise en évidence par le caractère héroïque que le jeu lui confère, l’absurdité même des enjeux en entreprise – une fois ceux-ci décontextualisés - illustrée par la discussion du cadre exécutif et du consultant, sans oublier l’agitation brownienne des crocodiles salariés dans le marigot professionnel. Mais hormis  ces quelques idées guère développées et un ou deux gags potaches, il n’y a pas grand chose à tirer de cette lecture (pas déplaisante je le répète).

Ce livre, assez cher eu égard à son temps de lecture et à son apport, est de plus cofinancé par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un programme d’échange quelconque avec la littérature finnoise. A l’heure où les APU cherchent à économiser 50 milliards d’euros, voici une première piste d’économie.

Offices and Humans, Roope Eronen

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