Painstaking - Rich Larson

Nous parlions ce matin de guerrier immortel, de facteur de régénération, de combats surhumains, dans une ambiance mythologique. On peut lire en VO un texte bien plus court de Rich Larson. Il s'intitule Painstaking et est lisible là . Autre salle, autre ambiance, autre origine du pouvoir, mais même genre de personnage. Un homme, modifié pour se régénérer sans limite, doit fuir ceux qui veulent sa mort dans une Namibie du futur. Il parcourt pour ce faire une ville que Larson décrit avec force détails, comme il le fait toujours, construisant un monde dont on sent la cohérence même si on n'en voit qu'une infime partie. Il donne aussi l'occasion, chemin faisant, de s'interroger sur l'identité potentielle d'un double bourgeonné. Qu'est donc le double pour moi ? Un jumeau ? Un frère ? Un fils ? Un clone ? Une copie carbone ou un individu doté dès son apparition d'une personnalité et d'un agenda propres ? Même si le texte laisse un peu sur sa faim, Lar...

Tome of boredom


Nebal a longuement chroniqué cet ouvrage. Je vous renvoie à son texte, je n’ai guère l’envie de m’y coller moi-même.

Pour résumer ici, l’auteur imagine un monde dans lequel de jeunes dragons jouent, pour se détendre et se dépayser, à un jeu de rôle dans lequel ils incarnent des sararimen. Les étudiants (ou plus si affinités) se prenant pour des aventuriers médiévaux fantastiques, sont remplacés par des dragons jouant les marketeurs ou les innovateurs dans une boite internationale soumise à la concurrence des marchés, blablabla.

Comprenons-nous bien. Je n’ai rien contre ce livre qui m’a arraché quelques sourires. Je peux même aller jusqu’à dire qu’il est bien vu sur quelques points : l’artificialité du précédé rolistique consistant à décrire monde et objets sans en donner le nom ni la fonction en partant du principe que c’est aux aventuriers de les découvrir, l’absurdité de la notion d’épanouissement dans l’entreprise mise en évidence par le caractère héroïque que le jeu lui confère, l’absurdité même des enjeux en entreprise – une fois ceux-ci décontextualisés - illustrée par la discussion du cadre exécutif et du consultant, sans oublier l’agitation brownienne des crocodiles salariés dans le marigot professionnel. Mais hormis  ces quelques idées guère développées et un ou deux gags potaches, il n’y a pas grand chose à tirer de cette lecture (pas déplaisante je le répète).

Ce livre, assez cher eu égard à son temps de lecture et à son apport, est de plus cofinancé par la région Midi-Pyrénées dans le cadre d’un programme d’échange quelconque avec la littérature finnoise. A l’heure où les APU cherchent à économiser 50 milliards d’euros, voici une première piste d’économie.

Offices and Humans, Roope Eronen

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