Bifrost 121 : entre dossier Walton et nouvelle de Nayler

Dans le Bifrost numéro 121, on trouve un copieux dossier Jo Walton ( dont je rappelle qu'elle a eu le Prix Planète-SF en 2017 pour Mes Vrais Enfants )  sous une couverture de Florence Magnin. Le numéro s’ouvre sur l’édito du boss qui rappelle à tous quel est l’âge canonique (trente ans) du Bélial et, de facto, de la revue Bifrost. Un édito en forme de bilan (d’étape) et de mise en lumière des (pas si subtils) changements qui ont affecté le monde de l’édition entre alors et maintenant. Suivent quatre nouvelles puis toutes les rubriques habituelles, critiques des nouveautés, scientifiction, and so on. On y trouve même les lauréats du Prix des lecteurs Bifrost 2025 : en catégorie francophone Résonances , de Mina Jacobson, et en traduction Joe 33 % , de Suzanne Palmer. Bravo à eux deux et au traducteur Pierre-Paul Durastanti qui s’est chargé du Palmer. Quatre nouvelles donc. D’abord, Contraction d’Iris de Peter Watts, un texte très wattsien qui met en scène, dans un futur p...

Duncan le Grand, chevalier errant


Alors que nous sommes à deux jours du duel judiciaire qui doit décider du sort de Tyrion Lannister, je veux signaler les très plaisants comics tirés des récits intitulés "The Hedge Knight".

George R.R. Martin emmène le lecteur un siècle avant les évènements de Game of Thrones à la rencontre de Dunk « Ser Duncan the Tall », qui deviendra un membre légendaire de la Garde Royale, et de son écuyer Egg, à l'identité surprenante.

Dans ces histoires de chevaliers errants parcourant sept royaumes qui ne sont pas encore unis sous une autorité unique, et qui n'ont pour tout fief que leur honneur, leur parole, et leur réputation, GRRM offre des personnages haut en couleurs. Leurs aventures sont de vrais histoires de chevalerie, bien loin des intrigues politiques de Game of Thrones.

Dans "The Hedge Knight", le lecteur sera le témoin de la cruauté inconséquente de certains grands et de la noblesse d’autres, leur confrontation donnant lieu à un duel judiciaire (justement) aux lourdes conséquences. Tous les chevaliers ne méritent pas leur titre, mais certains en sont plus que dignes.

"The Sworn Sword" place Dunk au cœur d’une vieille querelle territoriale. Il y découvre que la vérité n’est pas toujours ce que l’évidence indique à nos sens et qu’un mauvais mariage vaut mieux qu’une bonne guerre.

Dans les deux récits il est question de courage, de valeur, d’honnêteté, de noblesse d’âme, de respect de la vérité, de parole donnée qu’il est impératif de respecter. Ce sont les valeurs de la chevalerie que GRRM met à l’honneur dans ces récits, celles pour lesquelles combattent Ser Duncan et son écuyer, celles aussi qui ont largement disparu à l’époque de Game of Thrones. Et je ne parle pas de leur place dans notre monde, par charité.

Le tout est très joliment dessiné - seul regret, le visage de Dunk, un peu trop adolescent - et les histoires, ni trop simples, ni trop complexes, et très dialoguées, se lisent avec grand plaisir.

The Hedge Knight et The Sworn Sword, Martin, Avery, Miller

On notera que le premier volume a été publié en français par Milady sous le titre "Le chevalier errant"

Commentaires

Xapur a dit…
Lu en version texte (novella) et bien apprécié .
Gromovar a dit…
Très sympa en effet. Et l'avantage du comic c'est que c'est rapide.
Efelle a dit…
Intéressant.
Praline a dit…
Oh, ça pourrait me plaire. Histoire de patienter jusqu'au tome 6 de GOT !
Gromovar a dit…
N'hésite pas :)