No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

RIP Philippe Ebly


Philippe Ebly, c'est l’homme qui m'a fait entrer dans la SFFF littéraire, celui qui m'a permis de prolonger dans des romans le plaisir que je prenais aux histoires fantastiques des films, des dessins animés, ou des bandes dessinées.



Avec Les Conquérants de l'Impossible - orienté SF - puis Les Evadés du Temps - aux péripéties magiques - il a empli mon temps avec de longues heures de lecture et de relecture, éclairant une réalité banale des merveilles de l'imagination et de l'aventure. Il fut mon premier sense of wonder.



J'apprends sa mort aujourd'hui, un mois après sa survenue. Elle m'attriste comme celle d'un initiateur. Bien d'autres auteurs ont suivi, mais il fallait que l'impulsion fut donnée. Sans lui, et sans doute Gary Gygax aussi, je ne serais pas qui je suis aujourd'hui.

Commentaires

Kurisu a dit…
Vraiment une triste nouvelle... Je me souviens aussi des conquérants de l'impossible. Je crois les avoir tous lu adolescent : les voyages dans le temps, l'atlantide, les cyborgs, etc...
Gromovar a dit…
Voyage sur Mars (mon préféré je crois).