The Trials of Empire - Richard Swan

Suite et fin de la trilogie de L'Empire du Loup , de Richard Swan, avec The Trials of Empire , qui vient conclure le cycle. Après un volume deux qui m'avait un peu laissé sur ma faim  – c'est souvent le cas avec les volumes centraux –, cette fin est tout à fait à la hauteur de l'ambitieuse trilogie de Swan. La lutte pour l'avenir de l'Empire, entamée dans le lointain minuscule village frontalier de Rill, culmine dans ce dernier tome. Elle se déroule autant dans le monde réel, en et hors les frontières de l'Empire, que dans les plans métaphysiques où résident et combattent les alliés et instigateurs de la tentative de renversement de l'Empire du Loup. Les héros du cycle et leurs alliés sont poussés dans leurs derniers retranchements lors de batailles tactiques épiques dont bon nombre ne sortiront pas vivants. Aux marches de l'Empire comme dans les rues même de la capitale, on combat et meurt par milliers, sous les ordres d'un Konrad Vonvalt qui do...

Une si brève angoisse


"Ragemoor" est une BD standalone du dessinateur Richard Corben, une célébrité de l’illustration fantastique, sur un scénario de Jack Strnad.

Ragemoor, c’est aussi le nom d’un château gothique, perché au bord d’une falaise et édifié à l’aide du sang d’innombrables sacrifiés. Y vivent Herbert, le maitre des lieux, son père, devenu fou, et Bodrick son majordome.
Un oncle, parti depuis longtemps, revient au château, accompagné d’une belle jeune femme, sous couvert de visite familiale. Mais l’oncle a de sombres projets que Ragemoor, édifice vivant, va se charger de contrecarrer d’atroce manière.

L’atmosphère de "Ragemoor" est « délectable », et le lecteur averti y prendra plaisir. Le château est une présence vivante et maléfique, habité d’étranges résidents qui cohabitent avec Herbert et sa famille. La forteresse vit, bouge, manigance, tue même, dans une ambiance de claustration oppressante qui rappelle le Gormenghast de Mervyn Peake. Mais c’est aussi du côté de Poe, de Lovecraft, et des gothiques anglais, que lorgnent les auteurs de l’album. Les nombreuses références visuelles ou textuelles parleront aux amateurs de ces histoires que la Hammer illustra. Le déroulement du récit, malédiction familiale, emprisonnement dans un château inquiétant où se joue un amour tragiquement contrarié, tribulations sanglantes, trahison et vengeance, rappelle des romans gothiques comme Le château d’Otrante ou des nouvelles de Poe telles que La barrique d’Amontillado.

Reste que la BD est trop courte. Une centaine de pages, assez peu de textes, l’ambiance y est - le dessin la rend parfaitement - mais la brièveté du récit est frustrante, d’autant que (et c’est un argument que je n’utilise que très rarement) son prix est assez élevé. On la referme, terminée, au bout d’une trentaine de minutes, en se disant qu’on aurait voulu que le background fut utilisé plus longuement, et en ayant le sentiment de ne pas en avoir eu pour son argent.

Ragemoor, Strnad, Corben

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
« Hammer « , tu as dit un mot magique ! Dommage que ce soit si cher, comme tu dis...
Gromovar a dit…
Ouais. Vaut mieux l'emprunter que l'acheter imho.