No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

RIP Lucius Shepard


Lucius Shepard est mort hier à l'âge de 67 ans.

Sans être un expert de son oeuvre, j'ai vraiment apprécié ses nouvelles et la saga de Griaule.
Shepard avait cette écriture lente, graisseuse, lancinante, moite, que j'associe inévitablement à cette Amérique sud-centrale dont il faisait si souvent le lieu de ses textes. Peu auront décrit aussi bien que lui le sentiment et les sensations physiques qui étreignent celui qui pénètre dans les lieux de l'arriération naturelle, animale et sociétale. Weird Louisiane.
Sans la propédeutique Shepard, True Detective aurait-il été possible? Pas sûr.

Farewell !

Photo C. Schlonsok, 2013

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
Je découvre sa disparition… :(
Je l’avais croisé aux Imaginales l’année dernière, je regrette de ne pas avoir assisté à sa conférence...
Gromovar a dit…
Yep. Life's a bitch.