Dust to Dust - Jones - Bram

Quelques mots sur le one-shot Dust to Dust du duo JG Jones et Phil Bram. USA, milieu des années 30, dans la ville de New Hope en Oklahoma. La crise économique, la sécheresse et de mauvais choix économiques ont plongé la petite ville dans une dépression plus forte encore que celle qui touche le reste du pays et du monde. Alors qu’une journaliste de Chicago vient documenter la misère, le shérif local, un homme tourmenté par une enquête gravement ratée, doit tenter d’arrêter un inquiétant tueur en série contre l’inclination du maire qui préférerait, comme celui de Jaws , qu’on soit discret sur l’affaire. Avec Dust to Dust , Jones et Bram offrent un album qui est, objectivement, très beau. Les décors, les espaces, les bâtiments et les objets sont superbement rendus en lavis de gris et d’ocre, plein de petits détails qui font vrai jusqu’aux pains de savon Kirkman. L’histoire, elle, coche toutes les cases du bingo de l’époque : misère post-dépression, chômage, sécheresse et tempête de pouss...

RIP Lucius Shepard


Lucius Shepard est mort hier à l'âge de 67 ans.

Sans être un expert de son oeuvre, j'ai vraiment apprécié ses nouvelles et la saga de Griaule.
Shepard avait cette écriture lente, graisseuse, lancinante, moite, que j'associe inévitablement à cette Amérique sud-centrale dont il faisait si souvent le lieu de ses textes. Peu auront décrit aussi bien que lui le sentiment et les sensations physiques qui étreignent celui qui pénètre dans les lieux de l'arriération naturelle, animale et sociétale. Weird Louisiane.
Sans la propédeutique Shepard, True Detective aurait-il été possible? Pas sûr.

Farewell !

Photo C. Schlonsok, 2013

Commentaires

Escrocgriffe a dit…
Je découvre sa disparition… :(
Je l’avais croisé aux Imaginales l’année dernière, je regrette de ne pas avoir assisté à sa conférence...
Gromovar a dit…
Yep. Life's a bitch.