Exquisite corpses - Tynion - Walsh - Bellaire

Depuis 250 ans, les 13 familles les plus riches d'Amérique du Nord se partagent le contrôle du pays à l'insu de tous. Tous les 5 ans, le soir d'Halloween, elles se réunissent, désignent une petite bourgade américaine, recrutent 12 tueurs à tendance psychopathe, et organisent un grand tournoi au terme duquel sera désignée la nouvelle famille dominante. Lâchés dans une petite ville discrète et sans histoire, les criminels n’ont qu’un seul objectif : éliminer leurs adversaires. Pour les habitants d’Oak Valley, Maine (l’arène malchanceuse de cette année), le but est simple : survivre à cette terrible nuit. Bienvenue dans l'arène d'Oak Valley où débute la nouvelle édition de ce jeu de massacre hors norme baptisé EXQUISITE CORPSES ! Exquisite Corpses est le nouveau projet de James ‘serial writer’ Tynion IV . C’est une série de comics qui seront publiés sous au moins deux formats en France : 7 numéros souples (espacés d’un mois, depuis janvier) plus un coffret pour les r...

Masques


Troisième volume de "l’Intégrale Sandman" chez Urban Comics. Je renvoie à mes posts précédents pour les informations générales sur l’œuvre.

Dans l’imposant tome 3 on trouve quelques histoires indépendantes de niveau inégal, suivies d’un cycle de six épisodes, puis, de nouveau, trois histoires indépendantes pour conclure. A la fin, les bonus sont toujours aussi riches, incluant même une historiette graphique intitulée « Les fleurs de l’amour ».

« Thermidor » est une amusante histoire située au beau milieu de la Terreur. On y retrouve Lady Constantine dans un rôle d’agent trouble, et de bien peu aimables Saint-Just et Robespierre. Mais la roue tourne…

« Auguste » transporte son lecteur dans la Rome d’Auguste. Il y sera témoin des interrogations de premier empereur romain, découvrira son funeste secret, et comprendra combien il est délicat de devenir un dieu de son vivant.

« Trois septembres et un janvier » est l’émouvante et véridique histoire de Joshua Norton, un homme simple et bon qui fut le premier et seul « Empereur des Etats-Unis » sous le nom de Norton Ier. 30000 personnes environ suivirent, en 1880, le cortège funèbre de cet empereur sans pouvoir ni fortune qui inspira RL Stevenson et Mark Twain.

Puis vient l’arc « Le jeu de soi ». Brillante histoire dans laquelle les lecteurs des premiers volumes retrouveront de nombreux personnages déjà rencontrés, Gaiman y joue avec les questions d’identité, notamment sexuelle, et les difficultés du passage à l’âge adulte. On y visite un monde d’Oz réinventé que parcourent une Dorothy/Barbie et ses trois compagnons sur une route qui n’est certes pas de brique jaune. On y découvre une très ancienne sorcière. Dans cette histoire conduite par des femmes, Gaiman semble conclure que, même si les puissances anciennes ne valident pas la théorie des genres, chacun peut être qui il veut, même à l’encontre de conservateurs bornés, et même si le prix à payer pour y parvenir est parfois (trop ?) élevé.

Retour aux histoires indépendantes avec « La chasse ». Un grand-père très particulier tenter d’y transmettre la culture de son peuple à sa petite-fille. La tâche est une gageure tant la jeune fille veut vivre dans la modernité américaine, loin des racines slaves qui sont les siennes. On y croise la seule et unique Baba Yaga et surtout sa très spectaculaire cabane.

« Zones floues ». Il y a Marco Polo. Bof !

« Le théâtre de minuit » est une longue histoire située durant l’emprisonnement anglais du Rêve. Très sombre, à tous les sens du terme, entre film noir et récit d'espionnage, elle montre comment une coterie de snobs jouant aux mystiques est piégée par un margoulin qui les menace de divulguer des photos compromettantes prises durant les orgies accompagnant leur « quête mystique ». Dans cette ambiance à la Eyes Wide Shut, où se frottent nobles, vedettes, artistes, et manipulateurs nazis ou britanniques pronazis, on voit le Sandman humain dans un rôle de détective privé. Il retrouve sa douce amie, mais ne parvient pas à libérer Le Rêve. A l’impossible, nul n’est tenu.

Sandman, L’Intégrale tome 3, Neil Gaiman

Commentaires

Lorhkan a dit…
Toujours aussi recommandable en somme !
Gromovar a dit…
Yep.

Je remercie encore TiberiX pour son opiniatreté à me le faire lire.
Vert a dit…
Ah on rentre dans ma partie préférée avec toutes les histoires indépendantes qui forment Fables&Reflections (et l'histoire de l'empereur des Etats-Unis est un bijou je confirme ^^).

Ce que j'aime bien dans Le jeu de soi c'est qu'on se rend compte à quel point l'auteur tisse une toile gigantesque vu qu'il met en scène des amis de héros de tomes précédents, ou des personnages anciennement secondaires, ça donne un côté à la fois immense et intime à l'univers ^^.

Bon si je tiens ma résolution d'un tome par mois je pourrais me l'offrir en mars celui-là :D
Gromovar a dit…
Tout à fait.

J'ai été étonné de retrouver des personnages déjà vus, et j'attends la suite maintenant.