Haut les cœurs ! Les Utopiales 2026 arrivent !

Du 29 octobre au 1er novembre 2026, les Utopiales retrouvent la Cité des congrès de Nantes pour une 27e édition placée sous le signe des « Perspectives ». Observation, illusion, plan et vertige : quatre portes d’entrée pour interroger nos façons de voir, de représenter et d’imaginer le monde. La science-fiction devrait avoir quelques idées sur la question. Parmi les 97 auteurs annoncés, on retrouvera notamment Robert Jackson Bennett, Kim Bo-Young, Catherine Dufour, Ian McDonald, John Langan, Annalee Newitz et Dolki Min. Scientifiques, artistes, professionnels du jeu et du cinéma croiseront leurs regards avec les leurs au fil de 131 conférences et tables rondes. De quoi nourrir les discussions, avant de prolonger les rencontres dans la grande librairie du festival et ses séances de dédicaces. Les images auront aussi toute leur place : treize expositions, dont une grande traversée de l’univers graphique de Léa Murawiec, également signataire de l’affiche, et les architectures de Miel Van...

Secrets et doutes


Tome 4 de la série Ténèbes de Bec et Iko, intitulé "Le Roi Ti-Harnog". J’ai dit tout le bien que je pensais de cette série dans un post précédent. Le tome 4 confirme.

L’histoire, tragique, pleine de fureurs, de destruction, d’obscurs secrets et de noires trahisons continue à se développer, comme un long calvaire pour ses protagonistes, vers une conclusion à venir dans le prochain tome. Flashbacks et explications arrivent toujours à un rythme qui permet d’intriguer le lecteur sans jamais le laisser sur sa faim.

La prophétie sera-t-elle accomplie ? Ioen pourra-t-il sauver les royaumes où il vit avant leur oblitération complète ? On imagine bien que oui. Mais comment ?
C’est la seule question qui vaille tant la situation est désespérée et les forces des héros réduites comme peau de chagrin.

Après une défaite telle qu’elle rend toute revanche inimaginable, vient le temps de l’exil vers un allié incertain. Les survivants de l’exode, toujours en proie à l’animosité des bêtes, seront accueillis avec des pincettes et sans enthousiasme dans la forteresse d’un roi ami. Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant que les créatures ne repassent à l’attaque, et que vaudra alors l’amitié du Roi Ti-Harnog ?

Bec mêle, dans cette série, deux genres de l’Imaginaire et le lien est fait sans la moindre incongruité. Il le fait à l’aide d’un récit au long cours qui ne donne jamais l’impression d’être long pour tirer à la ligne mais toujours au contraire pour ajouter des niveaux de complexité. Son histoire est servie de superbe manière par les dessins d’Iko, impressionnant dans sa mise en image d’un monde barbare, sauvage, par le biais de grandes planches et de doubles pages qui donnent à voir une architecture colossale, des paysages grandioses, de vrais roturiers, et des soldats à l’équipement détaillé. Ces planches s’admirent comme des tableaux, et ce n’est pas fréquent en BD.

C’est donc un très bel album que nous avons là, et qui raconte une bien bonne histoire.

Le Roi Ti-Harnog, Ténèbres t4, Bec, Iko

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