Alastor de Sombregarde 1 - Dobbs - Morinière

Un champ de bataille enfin apaisé. Des corps à perte de vue. Les armées du Mal ont été vaincues. Les paladins du Bien et leurs alliés elfes viennent achever les blessés et neutraliser les cadavres enmagiqués. Au milieu du carnage, un nécromancien gobelin nommé Guulghar a survécu par pure chance. Discrètement, il s’extrait de la masse des macchabées moins chanceux que lui, récupère son bâton (qui porte le crâne animé de son frère Huulghar) , et parvient à ranimer un chevalier de la mort, Alastor de Sombregarde, que des mages elfes s’apprêtaient à bannir définitivement. Les deux (trois) , peut-être uniques « survivants » de la Sombre Garde, partent de conserve vers les terres du chevalier pour y retrouver l’épouse du paladin déchu. Une longue et lente chevauchée qui les amène à traverser maints territoires et à vivre maintes aventures. Disons-le tout de suite : dès sa splendide couverture, cet album est en tous points magnifique. La présentation éditeur évoque Don Quichotte...

Souvenir implanté


Les petites anthologies qu’on ramène des festivals sont avant tout des bons souvenirs matérialisés. Que dire alors de ces "Coups de cœur des Imaginales", souvenir d’un festival auquel je ne suis jamais allé ? Epinal, c’est loin, en distance, en temps, en argent.

Et bien, comme on le dit des anthologies comparables : « Ya du bon et du moins bon dedans ».
Sont réunis ici les dix auteurs ayant reçu, ces dix dernières années, le « Coups de cœur » décerné par les Imaginales à un auteur prometteur en voie de confirmation. Au vu des noms rassemblés - Thierry DI ROLLO, Jérôme CAMUT, Erik WIETZEL, Rachel TANNER, Mélanie FAZI, Jean-Philippe JAWORSKI, SIRE CÉDRIC, Charlotte BOUSQUET, Lionel DAVOUST, Samantha BAILLY - le jury des Imaginales a incontestablement eu du nez.

Disons quelques mots de ce que j’ai vraiment aimé :

Jérome Camut offre avec « Le secret du Parsigou » une courte nouvelle, drôle et piquante, dans un petit village à l’écart de tout, qui rappelle le travail de René Fallet.

Mélanie Fazi propose « Trois renards ». Encore une nouvelle qui met la musique au centre, mais pas seulement. Onirisme, passion, tristesse, le ton de Mélanie Fazi est toujours juste, posant une impression après l’autre sur la toile d’une œuvre romantique au meilleur sens du terme.

Avec « Profanation », Jean-Philippe Jaworski retourne dans le Vieux Royaume d’avant les évènements de Gagner la guerre. C’est toujours le même plaisir de retrouver l’écriture baroque de Jaworski. Il met ici en lumière un détrousseur de cadavres, gouailleur et roué, qui trouve plus fort que lui. Un bonheur de lecture.

« Elixir », de Samantha Bailly, est une nouvelle trop courte au vu de l’univers dans lequel elle prend place, univers sur lequel on voudrait vraiment savoir plus. J’espère de futurs développements.

Il y a aussi, dans le recueil, une nouvelle qui ne risque pas de me réconcilier avec un genre que je trouve absurde ; nouvelle dans laquelle on se permet même de citer Arendt en oubliant que dans un aphorisme il ya du sens derrière la lettre.

Les coups de cœur des Imaginales, Anthologie

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Xapur a dit…
Pas été à Épinal non plus, hélasn mais j'ai quand même ce recueil à lire prochainement.
Gromovar a dit…
Bonne lecture :)
Efelle a dit…
4 sur 10 c'est pas l'enthousiasme quand même;..
Gromovar a dit…
Le reste est plus banal.
Tigger Lilly a dit…
Je le commence incessamment sous peu. Du coup je suis curieuse pour la nouvelle absurde :p
Gromovar a dit…
Comment niquer un thème passionnant...