The Blacktongue Thief - Christopher Buehlman

Kinch Na Shannack appartient à la Takers Guild , nom officiel de la Guilde des Voleurs. Comme la plupart de ses confrères et consœurs, il est endetté envers l’organisation en contrepartie de la formation qu’il a reçue. Une dette qu’il doit payer, sous peine de mort à plus ou moins brève échéance. Voilà pourquoi, quand une mission lui est confiée, il s’exécute sans discuter – alors même qu’il ne connaît pas la nature exacte de la tâche qu’on attend de lui. Tout ce qu’on lui a ordonné, c’est d’accompagner une femme chevalier en route pour Oustrim, un royaume situé à l’autre bout de la carte, qui vient d’être envahi par une armée de géants. Compétent dans le crochetage, le combat au couteau, l’escalade de murs, l’art d’amortir ses chutes, le tissage de mensonges, la fabrication de pièges, et capable de lancer quelques petits sortilèges, Kinch est un voleur doué et efficace. La femme qu’il doit convaincre d’accepter sa compagnie se nomme Galva, et c’est une combattante redoutable. Si The B...

La remagification du monde


Pour "The Paper Menagerie", Ken Liu a obtenu le prix Nebula 2011, le Hugo 2012, et le World Fantasy Award 2012. Aucune nouvelle n’avait jamais gagné ces trois prix. Sachant cela,  j’y suis allé voir, un peu comme on va voir la femme à barbe. Le risque est grand dans ce genre de situation d’être déçu, et que le phénomène ne soit pas à la hauteur des attentes qu’il a suscité.

Dans "The Paper Menagerie", Liu raconte l’histoire du fils d’un couple mixte américano-chinois, son amour premier pour sa mère puis son éloignement progressif. Dans le texte de Liu il y a  la magie d’origamis merveilleux, c’est vrai, mais il y a surtout la réalité des épouses sur catalogue, des esclaves domestiques, du racisme ordinaire des « braves gens », du conformisme forcené des enfants, de la honte et de l’insensibilité qui peut s’installer entre membres d’une même famille. On y voit aussi la tragique histoire chinoise autour de la Révolution Culturelle (et il y a quelque chose du Vivre de Zhang Yimou dans une partie de cette nouvelle). Et tout ça en quelques pages.

Mais surtout, il y a une histoire qui n’aurait pas besoin d’être magique et qui est terriblement émouvante. Comme dans Good Bye Lenin qui, par delà la Chute du Mur, racontait l’histoire de l’amour énorme d’un fils pour sa mère, "The Paper Menagerie" raconte l’amour bouleversant d’une mère pour son fils.
Ca prend à la gorge puis ça serre très fort; et si c’est Gromovar, bien connu comme heartless bastard, qui le dit, vous pouvez le croire. Pour percer ma couenne, il en faut.

En conclusion, s’il y a une nouvelle que vous devez lire cette année, c’est "The Paper Menagerie" du sino-américain Ken Liu. Elle mérite sans le moindre doute ses trois prix. Le reste est fade à côté.

Notons que la nouvelle est lisible en français dans Fictions n°16.

The Paper Menagerie, Ken Liu

Ces nouvelles participent au Challenge JLNN

Commentaires

Seb a dit…
Très bonne nouvelle en effet, j'avais peur d'être déçu mais j'ai été emballé par cette ambiance douce-amère !
Gromovar a dit…
Je m'aperçois que je n'ai pas mis de lien. No good, même s'il est facile à trouver.

En voici donc un http://io9.com/5958919/read-ken-lius-amazing-story-that-swept-the-hugo-nebula-and-world-fantasy-awards
Thomas Day a dit…
Lu dans le dernier Fiction ; c'est de loin la meilleure nouvelle du numéro (qui contient deux autres bonnes nouvelles de l'auteur).
Gromovar a dit…
Je vais linker le numéro.