Hyde Street t2 - Johns - Reis

Sortie du nouvel opus de la série Hyde Street , le comic EC-style de Johns et Reis publié chez Urban depuis quelques mois. Ce tome 2, intitulé Le Hachoir du passé , prolonge le récit entamé dans son prédécesseur , et permet de découvrir de nouveaux résidents de la démoniaque Hyde Street. Le lecteur a donc l’occasion d’approfondir sa connaissance du très dérangeant Pranky, mais aussi de rencontrer la voyante arnaqueuse Sœur Orité ou le chirurgien extrême Docteur Ego (avec ses deux assistantes) . Il fera surtout la connaissance du terrifiant Boucher de Hyde Street, que le Monstre mutique tenait enfermé depuis des décennies. Il en apprendra plus (plus encore s’il regarde attentivement les images) sur le mystérieux Compteur qui mène le jeu dans le purgatoire que constitue Hyde Street. Il croisera même une jeune Marilyn Monroe pleine de rêves et d’espérances. C’est toujours Mr X-Ray qui porte le récit, a fortiori ici quand sa fille – reniée et abandonnée dans une autre vie – tente d’entrer...

The Weird anthology (note 11)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.


It’s a good life, de Jerome Bixby, est une excellente histoire, étrange et terrifiante. Elle est considérée comme l’une des meilleures histoires de science fiction américaine, et a été adaptée deux fois pour The Twilight Zone, première et deuxième version.

Peaksville, une petite ville rurale américaine comme il y en a plein les séries ou les classiques hollywoodiens, une famille, un jeune enfant, des voisins.

Télépathe, l’enfant sait tout ce que pense tout entourage. Doté de pouvoirs quasi divins, il peut réaliser le moindre de ses désirs ou de ceux des autres. Mais il n’est qu’un enfant tyrannique, prompt à la colère, à l’agacement, et donc à des réactions violentes et imprévisibles que ses pouvoirs rendent terribles. Même lorsqu’il veut bien faire, son manque de maturité cause plus de catastrophes que de miracles. Coincés avec lui au milieu du néant où il a expédié la ville à sa naissance, la population de Peaksville vit le rationnement d’un monde clos, connait la terreur d’exister près d’une bombe humaine, et ne peut espérer survivre qu’en s’obligeant a toujours penser positivement pour ne pas attirer l’attention du petit monstre. L’enfer est pavé de bonnes intentions (et surtout de mauvaises), et les mouches du coche sont décidément insupportables, a fortiori quand elles sont énormes.

It's a good life, Jerome Bixby

Commentaires

Guillmot a dit…
Gros bouquin à picorer, c'est rentable comme achat dis-donc.
Gromovar a dit…
C'est le mot juste :)