Ce qui réveille les morts - T. Kingfisher

Ce qui réveille les morts est un roman court de T. Kingfisher, l'autrice remarquable de Nettle and Bone . Il est aussi brillant que son devancier, peut-être même plus. A toi de voir, lecteur. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 124, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Lorsqu’Alex Easton, arme lige à la retraite, apprend que son amie d’enfance Madeline Usher est mourante, ka se précipite vers la demeure ancestrale des Usher, perdue dans la campagne reculée de Ruravia. Sur place, Alex découvre un véritable cauchemar : des excroissances fongiques envahissent les environs, la faune est possédée et un sombre étang pulse d’une vie inquiétante. La nuit, Madeline erre dans son sommeil et parle d’une voix qui n’est pas la sienne, tandis que son frère Roderick dépérit, rongé par un mystérieux mal. Avec l’aide d’une brill...

The Weird anthology (note 8)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

The Hospice, de l’auteur anglais Robert Aickman, est un classique de la littérature weird. On la trouve fort à propos dans l’anthologie éponyme.

Histoire d’un homme qui se perd en voiture alors qu’il rentre chez lui et « atterrit » dans un bien étrange « hôtel restaurant » où il n’y a même pas le téléphone, The Hospice est un vrai bijou de weird.

Que se passe-t-il vraiment dans cet établissement ? Qui en sont les clients ? Pourquoi sont-ils là ? Et quel est cet étrange personnel ? Le héros malheureux de l’histoire est-il en danger ? Va-t-il pouvoir repartir ? Aickman décrit la situation de manière telle que le lecteur ne peut s’empêcher de se poser toutes ces questions et que le malaise qu’il ressent grandit au fur de la lecture. Et pourtant, il n’y a peut-être rien. Qui sait ? Le lecteur tirera lui-même ses propres conclusions.

Comme les autres nouvelles que j’ai choisi de chroniquer jusqu’à présent, The Hospice illustre à merveille ce qu’est le weird, par delà le fantastique ou l’horreur classique. Quelle belle réussite que cette anthologie !

The Hospice, Robert Aickman

Cette lecture participe au Challenge JLNN

Commentaires

Anonyme a dit…
Tiberix : Il va falloir que tu attaques Jean Ray un de ces jours.
Gromovar a dit…
Un titre à suggérer ?