Gotham Central t4 - Brubaker - Rucka et al.

Quelques derniers mots pour signaler la sortie du tome 4 conclusif de la série Gotham Central . J'ai déjà dit tout le bien qu'on pouvait penser de la série . C’est absolument excellent, l’un des meilleurs comics policiers qu’on puisse lire, avec un Batman presque absent, ombre tutélaire qui protège la ville, surtout contre elle-même, et des policiers profondément humains qui tentent d’accomplir leur mission au milieu de la corruption et des destructions périodiques occasionnées par les guerres des super-héros. A Gotham, il faut encore plus de courage que dans le reste du monde pour sortir dans les rues avec un badge. Dans ce dernier numéro, on trouve réunies quatre histoires (+ en petit bonus la suite et fin des aventures de Josie McDonald avant son affectation à Gotham Central) . Loi naturelle montre la ville du point de vue d’un de ses innombrables flics ripous, devenu ici meurtrier. En voix off, il raconte sa misérable vie quotidienne, son manque d’empathie et son absence t...

The Weird anthology (note 8)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

The Hospice, de l’auteur anglais Robert Aickman, est un classique de la littérature weird. On la trouve fort à propos dans l’anthologie éponyme.

Histoire d’un homme qui se perd en voiture alors qu’il rentre chez lui et « atterrit » dans un bien étrange « hôtel restaurant » où il n’y a même pas le téléphone, The Hospice est un vrai bijou de weird.

Que se passe-t-il vraiment dans cet établissement ? Qui en sont les clients ? Pourquoi sont-ils là ? Et quel est cet étrange personnel ? Le héros malheureux de l’histoire est-il en danger ? Va-t-il pouvoir repartir ? Aickman décrit la situation de manière telle que le lecteur ne peut s’empêcher de se poser toutes ces questions et que le malaise qu’il ressent grandit au fur de la lecture. Et pourtant, il n’y a peut-être rien. Qui sait ? Le lecteur tirera lui-même ses propres conclusions.

Comme les autres nouvelles que j’ai choisi de chroniquer jusqu’à présent, The Hospice illustre à merveille ce qu’est le weird, par delà le fantastique ou l’horreur classique. Quelle belle réussite que cette anthologie !

The Hospice, Robert Aickman

Cette lecture participe au Challenge JLNN

Commentaires

Anonyme a dit…
Tiberix : Il va falloir que tu attaques Jean Ray un de ces jours.
Gromovar a dit…
Un titre à suggérer ?