Green City Wars - Adrian Tchaikovsky

Futur peut-être pas si lointain. Le désastre environnemental en cours a continué. En réaction, des firmes construisirent quelques Cités Vertes (Green Cities) , à savoir de grandes villes autonomes, environnementalement neutres, autosuffisantes en énergie et en nourriture (grâce à leurs fermes extérieures liées) . Neuwien est l’une de celles-ci, et c’est dans ses murs que se déroule l’action de Green City Wars . Pour comprendre le monde imaginé par Adrian Tchaikovsky, il faut savoir que les Villes vertes (et singulièrement Neuwien) ne sont pas juste des cités écoresponsables. Elles sont aussi des lieux d’où a été rendu invisible tout le travail de service qui permet à une ville de fonctionner et à ses habitants de vivre une vie agréable consacrée à des activités à forte valeur ajoutée. Une ville sans prolétariat donc, peuplée seulement de CSP+ vaquant à leurs occupations intellectuelles. Problème : ce prolétariat que les CSP+ ne veulent pas voir (comme en Grande-Bretagne au XIXe siècle...

Pré-apocalyptique


Je me fends encore de seulement quelques lignes (nous ne sommes quand même à la nième chronique) pour dire que la série Prométhée, de Christophe Bec, vient de connaître son septième épisode.

C’est toujours excellent. De la très grande BD qui deviendra classique dès sa conclusion (à ce niveau, je ne vois guère dans mes références que le très différent mais tout aussi pharaonique De capes et de Crocs). Le problème c'est que, sans résumer (sinon où est le plaisir de la découverte pour le lecteur ?), il devient difficile d’ajouter du neuf à ce que j’ai déjà écrit sur les volumes précédents.

On pourra néanmoins préciser qu’à sa grande joie le lecteur commence à avoir une idée très claire de ce qui est en jeu dans cette passionnante histoire-fleuve aux très nombreux personnages. Les éléments accumulés forment peu à peu un schéma cohérent d’où émerge une menace terrifiante pour l’espèce humaine dans son entier. Face à cette menace, les politiques, machiavéliens en diable, tentent de sauver ce qui peut l’être, et il semble que ce ne sera pas grand chose. Pour ce faire ils prennent de nombreuses décisions moralement contestables (la Raison d’Etat a ses nécessités qui échappent à la morale commune), qui ne seront, semble-t-il, même pas suffisantes pour éviter l’apocalypse. A moins qu’un sauvetage inespéré vienne de l’autre côté du miroir (comprenne qui lira).

A noter que Bec développe dans ce volume la théorie du 100ème singe (difficile à croire) qu’on peut rapprocher de celle peut-être plus connue et crédible du tipping point.

Prométhée 7, La théorie du 100ème singe, Bec, Raffaele

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