Nettle and Bone - T. Kingfisher - Retour de Bifrost 118

Petite cité-état portuaire, temps des contes de fées. Marra est la troisième fille du couple royal. Sa sœur aînée Damia – en fait une demi-sœur car, oui, il y a une belle-mère – a épousé le prince du Royaume du Nord, Vorling. Un mariage princier comme en rêvent toutes les petites filles, qui s'est hélas conclu par la mort accidentelle de Damia. C'est alors à Kania, la sœur cadette, de prendre la relève en épousant à son tour le nouvellement veuf Vorling. Mariages politiques dans un cas comme l'autre : Vorling a besoin d'un héritier mâle et la famille de Marra d'une alliance avec un royaume puissant qui la mettrait à l'abri des velléités d'invasion qui travaillent tant le Royaume du Sud que celui du Nord, tous deux convoitant le seul port en eaux profondes disponible « le long d'une côté partagée entre deux royaumes rivaux » . Conte de fées ou pas, ce n'est pas dans le palais des parents de Marra que commence le roman. Non, c'eut été trop conventi...

The Weird anthology (note 7)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

The sea was wet as wet could be, de Graham Wilson, est l'hommage de l'auteur au poème "The Walrus and the Carpenter" de Lewis Carroll. Transposition amusante de l'histoire des deux compères, elle commence comme une histoire magique et féérique, pour finir de manière bien plus sinistre. Ceux qui connaissent le poème verront à peu près de quoi il s'agit, pour les autres je vous enjoins à lire ce petit texte qui montre qu'on ne compatit bien que lorsqu'on est concerné.

PS : On peut la lire ici.

The sea was wet as wet could be, Graham Wilson

Commentaires