Blacktail - Scott Hawkins

Blacktail est le nom d’un loup sauvage qui, à la suite d’une tragédie personnelle, se lance dans l’incroyable quête de détruire l’humanité pour rendre aux animaux leur place et rétablir l’ordre naturel. Blacktail est le nouveau roman de Scott Hawkins. Onze ans après l’impressionnant The Library at Mount Char , Hawkins revient avec une nouvelle histoire entre fantastique et vision métaphysique. Car, en effet, comme dans son précédent roman, Hawkins n’hésite pas à faire intervenir des divinités et des puissances cosmiques, dans ce que les joueurs de ADD nommeraient le Premier plan matériel (autrement dit, ici-bas) . Mais là où The Library at Mount Char prenait aux tripes, Blacktail , assez rapidement, donne le sentiment d’être un conte pour enfants sur lequel Hawkins aurait déversé du gore et des larmes. C’est de l’épopée d’un loup qu’il s’agit ici, un loup grand et fort mais solitaire. Blacktail est le fils d’une mère morte ( tuée volontairement par des humains) , le compagnon d’une ch...

The Weird anthology (note 7)


Acheté il y a peu la colossale anthologie "The Weird", dirigée par les Vandermeer (on peut trouver pire comme anthologistes). 1152 pages, 110 nouvelles et autant d’auteurs, un siècle d’envergure, 1,4 kilo (on comprend mieux l’exquis dessin de Karl Lagerfeld ci-dessous). Et, last but not least, British Fantasy Award 2012 de la meilleure anthologie.

Deux belles introductions de Moorcok et de Jeff Vandermeeer définissant le Weird, comme (je résume de nombreuses page en deux mots, c’est donc réducteur) du « fantastique étrange ».

Quelques noms d’invités : Kafka, Lovecraft, Gibson, Miéville, Borges, Walpole, Leiber, Link, Tuttle, Gaiman, etc… (il y en a 100 de plus dans l'ouvrage).

Je la lirai au fil de l’eau, une ou deux nouvelles entre chaque gros livre, comme on mange du gingembre entre deux sushis différents. Et parfois, j’en dirai un (bref) mot ici, car on peut se procurer certains de ces textes, même sans acheter l’anthologie.

The sea was wet as wet could be, de Graham Wilson, est l'hommage de l'auteur au poème "The Walrus and the Carpenter" de Lewis Carroll. Transposition amusante de l'histoire des deux compères, elle commence comme une histoire magique et féérique, pour finir de manière bien plus sinistre. Ceux qui connaissent le poème verront à peu près de quoi il s'agit, pour les autres je vous enjoins à lire ce petit texte qui montre qu'on ne compatit bien que lorsqu'on est concerné.

PS : On peut la lire ici.

The sea was wet as wet could be, Graham Wilson

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