No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

Du risque d’acheter des livres sans savoir vraiment ce qu’ils renferment


Souvent Guillaume Stellaire et moi avons des goûts proches. Pas cette fois.

Hans Pfaall, péquin hollandais surendetté, part (c’est du moins ce qu’il raconte) pour la Lune dans un ballon innovant. Il l’atteindra (dit-il), et y gagnera l’amitié des autochtones, avant de tenter d’obtenir de ses compatriotes le pardon de ses erreurs passés, dans le bût d’un retour sur Terre.

"Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfaall" est un pastiche des récits d’exploration fantastiques, dont tous décrivent des sociétés et des systèmes politiques différents de ceux du siècle, de Cyrano de Bergerac aux Voyages de Gulliver, en passant par l’Utopie de More. C’est du moins ce que je croyais avant de l’avoir lu. Malheureusement, aucune description de la Lune et de son peuple (si ce n’est leur petite taille) n’est donné par le sieur Pfaall dont on ne sait pas s’il n’est pas au final un simple blagueur. De ce fait, cette novella s’apparente plutôt à du proto Jules Verne, et pas du tout à un récit politique, l'histoire narrée consistant en effet essentiellement en la description extensive du voyage lui-même sous un angle technique, qui, s’il est peut-être drôle par les erreurs et croyances datées qui s’y manifestent, m’a rapidement ennuyé.

Aussi je veux ici prévenir d’éventuels futurs lecteurs afin qu’eux sachent où ils vont. "Hans Pfaall" est un anticipation « humoristique » technique et scientifique, et pas du tout la description d’une utopie politique ou sociale.

Du risque d’acheter des livres sans savoir vraiment ce qu’ils renferment. My mistake.

Aventure sans pareille d'un certain Hans Pfaall, Edgar Poe, traduit par Charles Baudelaire (quand même)

Commentaires

Guillmot a dit…
En même temps cette nouvelle devait être dans l'esprit de Poe un feuilleton lunaire, mais il eu l'herbe coupée par le grand canular lunaire de 1835. On peut supposer qu'il aurait certainement rebondi d'épisode en épisode. Tu peux passer le bouquin à Férocias, c'est par contre pile son truc :)
Gromovar a dit…
Si c'est le cas, c'est dommage. Tant pis.
Acr0 a dit…
Mince, c'est dommage que tu aies l'impression de t'être fait avoir.
Gromovar a dit…
Non, c'est pas ça. Je suis juste déçu par rapport à ce que j'espérais y trouver.