Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

Am'nez la vache !


Patrick Marcel écrit des livres sur des personnages que j’aime bien. C’est une bonne idée.
Dans cet ouvrage abondamment illustré, l'auteur, évident fan du groupe de fous anglais le plus délirant depuis pff… et jusqu’à ce jour, dresse une « biographie » de groupe passionnante et documentée.

Iconoclasme, sexe et rock’n’roll : plusieurs années avant les punks, les Monty Python ont choqué la bien pensance traditionnaliste anglaise et donné des maux de crane aux administrateurs peu rieurs de la BBC au point d’être régulièrement partiellement censurés. Ils ont aussi, sans jamais faire l’unanimité tant leur humour était hors norme, fait rire des foules qui voulaient autre chose qu’un humour à la Fernand Raynaud ou à la Benny Hill. Il n’est que de se souvenir des hirondelles, des noix de cocos, du lapin tueur, de la lapidation, du vœu de silence brisé, de la carte dans un seau avec un œuf à cheval, de la reproduction des catholiques, du perroquet mort, de l’Inquisition espagnole, sans oublier l’élan et son chorégraphe, pour comprendre que ce qu’ils ont fait, nul ne l’a fait ni avant ni après. Contrairement à Nébal je ne les présente pas ; que ceux qui ne les connaissant pas zappent cette chronique.

Replaçant la naissance du gestalt Monty Python, non seulement dans la vie de ses constituants mais aussi dans l’évolution de la société et des médias anglais, il livre au lecteur une description exhaustive des créations mais aussi du processus créatif, des arrangements ou désaccords institutionnels avec le commanditaire terrifié qu’est la BBC, des rapports entre les cellules du corps Python, des réactions sociales à l’intrusion de cet ovni dans le paysage non seulement anglais mais mondial. Rock stars malgré eux, amis des rock stars, les Python participe de la folie d’une époque qui inventa le glam puis le punk (les chrétiens chantent devant les cinémas quand y sort Life of Brian comme ils chantaient devant les salles où devaient jouer les Sex Pistols, décidément les chrétiens, en ces temps, chantaient beaucoup) et repoussa plus loin que jamais en aussi peu de temps les limites du faisable, du montrable et du dicible.

Le fan lointain du groupe que je suis a appris quantité de choses sur les saisons de la série TV, sur les livres et les nombreux disques des Python, sur la fabrication des inoubliables « Monty Python and the Quest for the Holy Grail », « Life of Brian », et le plus chaotique « The meaning of life ». J’en suis sorti renseigné sur des choses que j’ignorais et éclairé sur des choses que je connaissais. Et là, je meurs d’envie de me replonger dans leur œuvre. Que demander de plus à une biographie ?

Seul regret : trop peu de détails sur les films commis par les ex-Python après la séparation du groupe. ce n’était sans doute pas l’objet, mais j’aurais bien lu trente pages de plus sur « A fish called Wanda », « Brazil » ou « Erik the Viking ».

Monty Python, petit précis d’iconoclasme, Patrick Marcel

Commentaires

Guillmot a dit…
Une bonne biographie, donc. Je note.
Gromovar a dit…
Sans aucun doute.
Efelle a dit…
Je me la note aussi.
SBM a dit…
Intéressant. De quand ça date ? Quel est l'éditeur ? Envie soudaine de rire anglais...
Gromovar a dit…
2011 aux Moutons Électriques.
Gromovar a dit…
http://www.moutons-electriques.fr/livre.php?p=intro&n=157