Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Angle Mort 7


Sortie du numéro 7 de la revue numérique Angle Mort.

Un édito avec lequel je ne suis exceptionnellement pas raccord, quatre nouvelles, quatre interviews de leurs auteurs.

Poneys, de Kij Johnson, est une très courte nouvelle, glaçante, avec des petits poneys, des petites filles cruelles, des marques et des rôles cookie-cutter. Un texte très dérangeant.

Sept secondes pour devenir un aigle, de Thomas Day, est la description passionnante d’un écologiste radical, voire plus (ironiquement publiée après l’échec prévisible de Rio+20). Ne plus se compromettre et changer les choses, c’est la quête de Léo. Changer les choses car ça devient indispensable, par des actes spectaculaires qui ne changent en fait rien, ou par la parole et l’explication, comme le conseillait Depeche Mode dans New Dress « You can't change the world But you can change the facts And when you change the facts You change points of view If you change points of view You may change a vote And when you change a vote You may change the world ». Choisis ton camp, camarade.

La plupart de mes amis se composent d’eau aux deux tiers, de Kelly Link. Une étrangeté un peu vaine.

Une révolte astucieuse et courtoise des morts, de Ian McDonald, développe sa théorie fondamentale : les mêmes technologies sont disponibles partout dans le monde, mais chaque culture en fait un usage différent. Il s’y insurge à juste titre contre l’exploitation des terres africaines par les chinois, la corruption endémique de ces pays, et la baisse de leur niveau de vie qui en est la conséquence. C’est un texte futé, auquel on pourrait reprocher si on voulait être déplaisant de faire trop manifeste déguisé et trop peu récit littéraire.

Commentaires

Lorhkan a dit…
Ça vaut encore le coup, en somme...
Guillaume44 a dit…
C'est vrai que pour l'édito on en a bien parlé sur Planète SF.
Gromovar a dit…
Oui, et pour moins de 50 % du prix d'un paquet de clopes.
Tigger Lilly a dit…
Han ! Une nouvelle avec des poneys dedans ! J'ai des étoiles dans les yeux *_*
Gromovar a dit…
Fais attention. Elle fait pleurer.
Unknown a dit…
J'ai lu la nouvelle de Johnson. C'est vraiment très malsain et glauque.