Moreno - Rebelka - Et lorsque ma vengeance s'abattra sur vous

Ici et maintenant. Le père Stygian (sic!) est un exorciste officiel du Vatican, un praticien néanmoins dont les méthodes ne sont pas celles de l’officiel De Exorcismis et Supplicationibus Quibusdam . Non, le père Stygian, lui, utilise un rituel datant d’avant même la fondation de l’Église Catholique. Mais, si motivé et déterminé soit-il, le religieux est vieux, fatigué, son temps est compté. Il est donc plus qu’urgent pour lui de former un successeur. C’est du moins ce à quoi l’incite fortement la hiérarchie vaticane, car lui-même n’est guère enclin à exposer un nouveau novice aux horreurs des entités démoniaques. Nolens volens , le vieil exorciste voit donc débarquer dans son presbytère de Puerto Cristina, la ville la plus méridionale du monde, un prêtre bien plus jeune que lui, le père Barrera. En disgrâce depuis un accident mortel ayant impliqué un nourrisson, rongé par la culpabilité et en quête d’une peut-être impossible rédemption, le père Barrera devient l’apprenti de Stygian. I...

Henri veut, par Henri, déshériter Henri


Cette suite au plaisant Rapines du Duc de Guise est documentée et complexe, comme le roman qui l'a précédée. Elle narre les tentatives de Catherine de Médicis pour approcher Henri de Navarre, le futur Henri IV, dans l'ambiance délétère d'un règne agonisant, d'un pays ravagé par trente ans de guerres de religion, et d'une époque où duplicité et trahison sont la norme, à tel point que les assassins doublonnent et que des espions surveillent les espions. Mais, pour la première fois de ce que j'en ai lu, Jean d'Aillon sacrifie aux codes parfois outranciers du roman de cape et d'épée. Je trouve qu'il y a dans ce roman trop d'amour, trop de philtres d'amour, trop de plans diaboliques et presque incroyables, trop de coïncidences se produisant à point nommé, trop d'enfants cachés retrouvant finalement leur ascendance noble. Malgré la qualité de l'écriture et du travail documentaire, je n'arrive pas à adhérer. Mais je ne m'en prends qu'à moi, le titre aurait du me mettre la puce à l'oreille.
La guerre des amoureuses, Jean d'Aillon

Commentaires