Elysium Fire - Alastair Reynolds

Elysium Fire est le tome 2 de la trilogie Prefect Dreyfus Emergency , un cycle situé une centaine d'années avant le début de celui des Inhibiteurs , dans le Glitter Band en orbite autour de la planète humaine Yellowstone. Pour le contexte, on lira le billet concernant le premier tome du cycle . Peu après les événements décrits dans Aurora Rising , une forme de calme est revenue dans le Glitter Band. Mais, pour Panoply et son corps de préfets, la vie n'est jamais un long fleuve tranquille. Et deux nouvelles menaces surgissent. D'une part, un populiste braillard nommé Devon Garlin va d'habitat en habitat et, jouant sur la méfiance que suscite une organisation pourtant peu coercitive, prêche une sécession d'avec le Glitter Band. Autorisé par les statuts de l'organisation, ce « Glitterxit » a déjà séduit quelques habitats et d'autres sont susceptibles de suivre. Le préfet Dreyfus, convaincu qu'il y a plus derrière ces événements, enquête sur les agissements...

N'y venez pas !


Tome final de la trilogie des "Carnets de Darwin" dont le premier opus laissait présager de bonnes choses. Mauvaise pioche. Le second volume était en-dessous, partant dans des directions divergentes sans rime ni raison, et le troisième ne fait que confirmer l'impression d'une dégradation régulière.
Embarqué dans une histoire emberlificotée et rendue difficilement crédible par les coïncidences indiennes qu'on y trouve (les lecteurs comprendront), le spectateur aura l'impression que l'auteur n'a jamais choisi ce qu'il voulait raconter vraiment, entre satyre sociale, fantastique, enquête, drame psychologique, et que sais-je encore ?
Le dessin pâtit aussi de la baisse de niveau de cette BD. Il est souvent de piètre qualité, hormis quelques beaux gros plans sur des visages. Dès que les cases (trop nombreuses et donc trop petites) montrent une perspective un peu éloignée, visages et corps deviennent quelconques et perdent énormément en précision. Ce qui devrait être dynamique ne l'est jamais vraiment, et le gimmick, apprécié dans le premier tome, qui consiste à utiliser des traits pour suggérer la vitesse finit par être usé jusqu'à la corde.
Les carnets de Darwin, t2 Double Nature, Ocana, Runberg

Commentaires

Guillmot a dit…
J'avoue je n'y croyais pas beaucoup ^^
Gromovar a dit…
J'ai été emporté par mon enthousiasme. Il y a un certain espace-temps auquel je ne résiste pas.