No time to waste : Docteur Fatalis - Brubaker

Un zeste de Diablo , un soupçon de Docteur Strange , un fumet de Ghost Rider , le tout nappé d'un invraisemblance rarement égalée. L'origin story de Docteur Fatalis par Brubaker n'est guère brillante. Voir un tzigane en roulotte développer des machines complexes qui nécessitent forcément des matériaux rares et chers ainsi que de l'appareillage de précision est profondément absurde. Cela empêche d'entrer dans une histoire qui impose une trop forte suspension d'incrédulité (et pourtant, je suis plutôt bien doté de ce côté-là) . Voir un personnage aussi irrémédiablement mauvais grandir sans jamais la moindre nuance, c'est peu excitant sur le plan dramatique. La messe est dite dès la première page et ce n'est pas le twist final inutile qui sauve l'ensemble de l'ennui. Docteur Fatalis, Brubaker, Raimondi

BOF


J'avais vraiment aimé les deux premiers romans de Fabrice Bourland, et même le troisième si mes souvenirs sont bons. La magie n'a plus fonctionné avec ce quatrième voyage dans la Londres 30's de Singleton et Trelawney, sur les traces d'un embaumé disparu, alors que George VI est couronné, éloignant définitivement son pays de la tentation fasciste.
Difficile de dire pourquoi. Trop de digressions, trop de descriptions ralentissent le rythme de ce qu'on aimerait être une aventure rythmée et rapide. Trop de coïncidences ou d'intuitions miraculeuses dans le déroulement des investigations. Une histoire difficilement croyable, même pour des détectives du surnaturel, avec un équilibre enquête policière/résolution surnaturelle qui me semble ici brisé. Ou alors, la recette, quatre fois répétée, ne fonctionne plus. Au final, une déception. Dommage.
Le serpent de feu, Fabrice Bourland

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