Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Mogwai


Petite nouvelle plaisante et finaude d'Ugo Bellagamba à télécharger sur le site du Bélial, "Chimères" est d'une lecture agréable tout en donnant (un peu) à réfléchir.
Trois générations de femmes, fortes et volontaires, éclairent pour le lecteur la terraformation progressive d'une planète hostile, et la domestication de ce qui était sauvage, dans une histoire de SF d'un commerce agréable. Bellagamba en profite pour livrer quelques pistes de réflexion sur la vie éprouvante de colons en milieu hostile (colonie perdue nous voici), le statut du vivant artificiel (ce problème nous l'aurons un jour), la mission prométhéenne de l'humanité (sur laquelle notre morgue a beaucoup diminué), l'aveuglement naïf des environnementalistes qui ne comprennent pas qu'il faut une conscience morale pour être tolérant et interculturel et que la Nature n'en a pas (les grizzlys ne sont pas de gentils Teddy Bears qui bougent), les bons et mauvais alibis de la recherche scientifique (tant il est rare d'avoir assez d'éthique pour séparer dans sa pratique le savant du politique, les valeurs de la finalité). Pour un si petit prix, je trouve que c'est vraiment pas mal, même s'il me semble que l'exécration finale envers les métas n'est pas expliquée de manière satisfaisante.
Chimères, Ugo Bellagamba

Commentaires

Lhisbei a dit…
les grizzlis seraient donc des bisounours en fait ?

(ok je suis déjà dehors)