On verra bien - Christophe Siébert

Après le lumineux Mickey et le Roi des pirates dans lequel tout finit par s'arranger, redescente sur Terre avec On verra bien de Christophe Siébert. Nouvelle déjà ancienne de Siébert, On verra bien  s'est appelée Tu es une pute avant d'être mertvecgorodisée. Elle est publiée aujourd'hui par la maisonette d'édition Ours . On verra bien commence mal, se poursuit mal, finit mal. C'est triste, crade, et malheureusement pas spécifique à Mertvecgorod. 20 pages d'abjection où se croisent dissociation, acceptation, et une modeste révolte ; mais reprochera-t-on à quelqu'un de n'aller pas plus loin que le maximum de ce qui lui est possible ? Cette petite histoire (format A6) qui rappelle qu'il vaut parfois mieux n'être la princesse de personne est publiée dans une version amoureusement cousue main par les amicaux tenanciers de la maison Ours. Un joli petit écrin pour une bien vilaine histoire, et une maisonette d'édition très sympathique qui p...

Mogwai


Petite nouvelle plaisante et finaude d'Ugo Bellagamba à télécharger sur le site du Bélial, "Chimères" est d'une lecture agréable tout en donnant (un peu) à réfléchir.
Trois générations de femmes, fortes et volontaires, éclairent pour le lecteur la terraformation progressive d'une planète hostile, et la domestication de ce qui était sauvage, dans une histoire de SF d'un commerce agréable. Bellagamba en profite pour livrer quelques pistes de réflexion sur la vie éprouvante de colons en milieu hostile (colonie perdue nous voici), le statut du vivant artificiel (ce problème nous l'aurons un jour), la mission prométhéenne de l'humanité (sur laquelle notre morgue a beaucoup diminué), l'aveuglement naïf des environnementalistes qui ne comprennent pas qu'il faut une conscience morale pour être tolérant et interculturel et que la Nature n'en a pas (les grizzlys ne sont pas de gentils Teddy Bears qui bougent), les bons et mauvais alibis de la recherche scientifique (tant il est rare d'avoir assez d'éthique pour séparer dans sa pratique le savant du politique, les valeurs de la finalité). Pour un si petit prix, je trouve que c'est vraiment pas mal, même s'il me semble que l'exécration finale envers les métas n'est pas expliquée de manière satisfaisante.
Chimères, Ugo Bellagamba

Commentaires

Lhisbei a dit…
les grizzlis seraient donc des bisounours en fait ?

(ok je suis déjà dehors)