Madeleine, Résistante tome 4 - Morvan - Bertail - Riffaud

Grand format d'image pour grande femme Suite et fin de la série Madeleine, Résistante, de Bertail et Morvan, guidés et éclairés par les souvenirs de Madeline Riffaud. On a déjà tout dit de la personnalité et du courage de la très jeune femme qui entra dans la Résistance à l’âge de 18 ans et participa à toutes les missions et à tous les combats des FTP dans et autour de Paris. Ce qu’on n’avait pas encore dit, car ce n’était pas arrivé, c’est que Madeleine Riffaud, qui avait échappé tant de fois à la mort, s’est éteinte le 6 novembre 2024 à l’âge de 100 ans, peu après la sortie du troisième tome de ses mémoires de Résistance. Elle n’aura donc pas vu ce tome 4 dont je te parle ici, lecteur, mais elle avait déjà donné assez de matériel à JD Morvan pour qu’il puisse finir seul de narrer une épopée que, jusqu’aux derniers instants de sa vie, elle avait voulue modeste. C’est la bataille pour la libération de Paris en 44 qui est racontée dans ce tome 4 . Une bataille qui vit mourir nombre...

La vérité était ailleurs

Tome 3 de la série "Notre mère la Guerre". Il est aussi réussi que les deux premiers, et prolonge les investigations sur la série de meurtres de femmes à l'arrière des tranchées. On a pu croire à l'issue du tome 2 qu'on savait qui étaient les assassins, il semble que c'était une fausse piste.
Au moment où commencent les mutineries de 17, Kris emmène le lecteur dans les premiers chars d'assaut, dans un hôpital militaire, dans un souterrain gazé. Il donne la parole à tous types d'acteurs de l'époque, et insiste sur le hiatus entre la vision romantique que beaucoup de soldats avaient de la guerre à ses débuts et la confrontation permanente à la réalité macabre et grotesque du front. Il met aussi en évidence la manière inhumaine et pleine de morgue avec laquelle les officiers traitent la troupe. On découvre aussi comment la République envoya au front des mineurs délinquants, dans une mascarade de réhabilitation dont aucun ne sortit vivant. On voit enfin un arrière qui n'imagine même pas les souffrances qu'endurent les hommes au front, et des poilus qui se sentent devenus parfaitement étrangers à tous ceux qui n'ont pas connu le feu. Le dessin de Maël illustre à merveille la confusion des sentiments et des situations.
PS : A noter un remerciement de Kris à mon vieil ami André Loez pour ses travaux au sein du Crid 14-18, celui-ci par exemple.
Notre mère la Guerre t3, Kris, Maël

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