L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Si tous les Bisounours du monde...


"Les danseurs de la Lune double" est une nouvelle de Sylvie Denis, sélectionnée pour le pris Rosny-Ayné. On peut se la procurer gratuitement (et on fera bien) ici.
Uchronie lunaire, elle prend place sur/entre deux bases lunaires voisines et concurrentes. Jouant le rôle de guides, deux adolescents entrainent le lecteur dans leurs couloirs enterrés. Dans ceux de la base des Etats-Unis d’Amérique et d’Europe, Niels, jeune garçon passionné d’opéra ; côté Union des Républiques Soviétiques et Chinoises, Tatiana, animatrice, frustrée par la censure, d’un site d’informations. Tous deux rêvent à la Terre, et à tout ce qu’on peut y faire facilement qui ne l'est pas sur la Lune ; tous deux se réfugient souvent dans un monde virtuel sur le Réseau. Ils s’y rencontreront, et rapprocheront, par l’entremise de l’art, les deux communautés.
Pour adhérer, il faut pouvoir croire que les antagonismes politiques peuvent être dépassés, que les jeunes sont l’avenir souriant de l’Humanité et qu’ils montrent la voie à des vieillards racornis, que l’Art peut réunir ce qui était séparé, que si tous les enfants du monde se donnaient la main… C’est presque un conte de Noël que propose Sylvie Denis.
A mon grand regret, je trouve les vieillards racornis plus crédibles, même s’ils sont incontestablement moins sympathiques.
Les danseurs de la Lune double, Sylvie Denis

Commentaires

Tétard a dit…
Cette nouvelle m'a procuré la même impression; la réaction des adultes à la fin du texte est particulièrement surprenante.

En cours de lecture, le passage : "Sur la Lune, il n'y a que cinq cent mille habitants (un million avec ceux de l'Autre Côté, mais ils
ne comptent pas)" m'a laissé espérer un intérêt renouvelé (quelques réminiscences du Maître des ombres de Zelazny ?); il pourrait en tout cas être une piste de départ pour une seconde nouvelle.
Efelle a dit…
Je n'ai pas lu la nouvelle mais allais te sortir le contre exemple de Willy Brendt mais après avoir réfléchi je constate que l'histoire te donne raison.
Gromovar a dit…
@ Tétard : Les adultes m'ont stupéfié aussi.

@ Efelle : Tu penses à lui ? http://www.wikipeetia.org/Willi_Brendt
Efelle a dit…
Oui le chancelier ouest allemand qui s'était mis le leader russe du moment dans la poche.
Arte avait diffusé un documentaire très intéressant sur lui.
Efelle a dit…
http://en.wikipedia.org/wiki/Willy_Brandt

L'orthographe de son nom fluctue.