L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Dans le royaume de Namor


"Le monde perdu sous la mer" est un court roman écrit en 1929 par Sir Arthur Conan Doyle. Après avoir envoyé de courageux explorateurs visiter les entrailles de la Terre dans "Le monde perdu", c'est cette fois au fond de l'Océan Atlantique que Doyle expédie d'intrépides anglo-saxons. Ils y découvriront, sans le vouloir, ce qui reste de la civilisation atlante, engloutie depuis 8000 ans.
"Le monde perdu sous la mer" est un petit bijou de désuétude. Désuet, ce roman l'est par sa forme. Epistolaire, il décrit les péripéties de trois explorateurs au fond des mers et les étranges rencontres qu'ils y font, à l'aide de force lettres et carnets de bord. Très descriptif, Doyle utilise une profusion d'adjectifs, souvent très évocateurs, qui n'est pas sans rappeler Lovecraft par moments. Quand aux expressions et tournures de phrases, elles sont aussi caractéristiques de l'époque, fréquemment emphatiques et gentlemanly. Mais le fond aussi donne à ce roman une patine charmante. Le Bien y affronte le Mal ; la passion scientifique rend fou et inconscient du danger ; on utilise l'Ether pour faire de la télépathie ; on mange au fond d'une fosse marine du pain, du café, du thé, du lait synthétisés par les atlantes ; la culture britannique conquiert et séduit un peuple atlante pourtant gros de 8000 ans d'Histoire ; les femmes sont belles, soumises, suivistes, les hommes courageux et nobles ; les progrès de la science permettent de croire que tous les mystères seront bientôt dissipés (on retrouve ici le Lovecraft des Montagnes Hallucinées en version optimiste).
Au final "Le monde perdu sous la mer" est une lecture rapide et agréable, dans la lignée de ces romans d'aventure scientifique du début du XXème siècle où tout finissait bien en général, et où de vaillants explorateurs britanniques (français quand l'auteur était français) ramenaient fortune, connaissances, et femmes exotiques, de leurs expéditions au-delà du monde connu.
Note : Un point sur lequel Doyle est tragiquement moderne (il n'a pourtant ni lu Marcuse ni connu la disneyisation du monde). Voici comment il explique la cause de la chute de l'Atlantide : "...à mesure que les richesses augmentaient, les visages à l'écran devenaient bestiaux et cruels...On nous montra les signes d'une dissipation lascive, d'une dégénérescence morale, l'accroissement de la matière et le déclin de l'esprit. Les sports brutaux avaient pris la place des anciens exercices virils. Il n'y avait plus ni vie familiale simple et tranquille ni culture de l'esprit, nous avions la vision d'un peuple superficiel, agité, en quête d'une chose puis d'une autre, voulant saisir le plaisir sans savoir le garder, imaginant pouvoir le trouver sous une forme toujours plus complexe, toujours moins naturelle. Apparurent, d'un côté une classe riche ne cherchant que la gratification sensuelle, et de l'autre, unrésidu pauvre dont l'unique fonction était de servir les besoins des maîtres, si mauvais fussent-ils.". Depuis Platon, cette occurrence ne cesse de se répéter.

Le monde perdu sous la mer, Arthur Conan Doyle

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Eheh je comprends mieux tes commentaires sr Facebook ;)
C'est tentant... Le genre d'ouvrage avec un style qui, je pense, me plairait bien.
Gromovar a dit…
Je te préviens quand même que c'est assez Jeunesse mais comme les héros ne sont pas des adolescents c'est très lisible.