Un léger bruit dans le moteur - Gaet's - Munoz

Un léger bruit dans le moteur , de Gaet’s et Jonathan Munoz, est un album one-shot, adaptation du roman éponyme de Jean-Luc Luciani. Il a obtenu le Prix SNCF du Polar en 2013 . Il ressort aujourd’hui chez Petit à petit . Un léger bruit dans le moteur se passe intégralement dans un minuscule village complètement coupé de l’extérieur. Personne ne s’y arrête jamais, personne n’y vit qui n’y était pas déjà depuis longtemps. Les seuls contacts du lieu avec le reste du monde sont assurés par le facteur qui apporte à intervalles réguliers les pensions qui permettent à la plupart des quelques habitants de survivre, et par l’épicière qui achète à l’extérieur les produits qu’elle « revend ensuite trois fois plus cher » , dixit. Dans ce village sans nom, guère plus qu’un hameau, il y a un enfant, sans nom lui aussi. Il a une dizaine d’années. C’est lui qui raconte, ou plutôt qui se raconte. L’enfant sans nom est orphelin de mère, morte en couches, il a un père qui vit des aides sociale,...

Angle mort 3


Le numéro 3 d'Angle Mort est disponible, toujours au prix imbattable de 2,99 €.

On y trouvera, outre un très juste édito et une interview par auteur :

"Le jardin des silences" de Mélanie Fazi. Un style superbe, une description émouvante et vraie de la révolte adolescente, de ses conséquences parfois terribles, et de l'amour fou qui fait faire des folies. Mélanie Fazi prouve encore qu'elle sait décrire le mal-être et la déraison de la jeunesse. Dommage que l'aspect fantastique ici soit presque inutile ; le texte aurait eu la même force en étant une confession.

"Comme les femmes se battent" de Sara Genje est une intelligente, et distrayante, réflexion sur les rôles sociaux et les distinctions de genre. Elle y choisit de faire du sexe féminin le sexe valorisé, pourquoi pas, même si je regrette profondément qu'elle sombre dans la banalité aliénante qui consiste à assimiler la féminité à la maternité. Qu'on en juge : "...ils ont la chance d'ignorer ce qu'ils ratent : le ventre qui s'arrondit dans la plénitude de la grossesse, la sensation du lait tiré de la mamelle...". Glurp !

"Œuvre vécu d’Athanase Stedelijk" de Léo Henry, fantastique parce qu'étrange, mais pas assez fantastique à mon goût, même si c'est une bel exercice de style. On me laissera préférer Lautréamont.

"Mêlée" de Kijn Johnson est un texte inutile, pourtant primé, dans lequel une humaine et un extra-terrestre ne font que baiser sans parvenir à communiquer. On aurait pu faire le même avec une humaine et un sextoy ou une humaine et un abat-jour. De fait, rien ne m'a été communiqué.

Commentaires

Unknown a dit…
merci pour l'info !
Gromovar a dit…
You welcome :)