JC Dunyach excelle dans le Bifrost 115

Dans le Bifrost 115 , sous une couverture qui fleure bon l'Age d'or, on trouve les rubriques habituelles : édito d'Olivier Girard, critiques des sorties récentes, scientifiction (sur les Anti-Terre, par le duo Chemla Lehoucq, qui parlent même de Gor ce qui prouve, en nos temps éveillés, une liberté d'esprit méritoire) . On y trouve aussi un imposant dossier James Tiptree Jr. coordonné avec énergie et entrain par l'encyclopédique Jean-Daniel Brèque. Et, comme toujours, quatre nouvelles. Les Objets savent , de Jean-Claude Dunyach, est la première nouvelle de la revue. Petit bijou d'humour et de pétillance, elle raconte la résolution express d'une affaire de meurtre par l'IA d'un véhicule militaire reconverti en taxi qui utilise pour ce faire son immense puissance de calcul ainsi que celle de toutes les objets connectés qui l'environnent. Que font les IA sentientes de leur temps ? Elle échangent, ragotent, réfléchissent, et parfois résolvent des af

Angle mort 3


Le numéro 3 d'Angle Mort est disponible, toujours au prix imbattable de 2,99 €.

On y trouvera, outre un très juste édito et une interview par auteur :

"Le jardin des silences" de Mélanie Fazi. Un style superbe, une description émouvante et vraie de la révolte adolescente, de ses conséquences parfois terribles, et de l'amour fou qui fait faire des folies. Mélanie Fazi prouve encore qu'elle sait décrire le mal-être et la déraison de la jeunesse. Dommage que l'aspect fantastique ici soit presque inutile ; le texte aurait eu la même force en étant une confession.

"Comme les femmes se battent" de Sara Genje est une intelligente, et distrayante, réflexion sur les rôles sociaux et les distinctions de genre. Elle y choisit de faire du sexe féminin le sexe valorisé, pourquoi pas, même si je regrette profondément qu'elle sombre dans la banalité aliénante qui consiste à assimiler la féminité à la maternité. Qu'on en juge : "...ils ont la chance d'ignorer ce qu'ils ratent : le ventre qui s'arrondit dans la plénitude de la grossesse, la sensation du lait tiré de la mamelle...". Glurp !

"Œuvre vécu d’Athanase Stedelijk" de Léo Henry, fantastique parce qu'étrange, mais pas assez fantastique à mon goût, même si c'est une bel exercice de style. On me laissera préférer Lautréamont.

"Mêlée" de Kijn Johnson est un texte inutile, pourtant primé, dans lequel une humaine et un extra-terrestre ne font que baiser sans parvenir à communiquer. On aurait pu faire le même avec une humaine et un sextoy ou une humaine et un abat-jour. De fait, rien ne m'a été communiqué.

Commentaires

Unknown a dit…
merci pour l'info !
Gromovar a dit…
You welcome :)