Cauchon - Dorison - Delahaye - Parnotte

Le 23 mai 1430, après un an de campagne militaire victorieuse, Jeanne d’Arc est capturée par les Bourguignons, alliés des Anglais, lors d’une sortie hasardeuse au siège de Compiègne. Vendue aux Anglais par Jean de Luxembourg pour la somme de 10000 livres tournois, elle est conduite à Rouen afin d’y être jugée pour hérésie, entre autres chefs d’accusation dont le très scandaleux « port d’habits d’homme ». C’est l’évêque Pierre Cauchon qui a négocié cet achat pour le compte des Anglais, contre l’Inquisition qui voulait la juger elle-même. C’est Pierre Cauchon aussi qui présidera son procès, à Rouen, entre février et mai 1431 ; il s’agira, lors de ces audiences, de démontrer que l’inspiration de celle qu’on nommait « La pucelle » ne venait pas de Dieu et des saints mais bien plutôt du diable. C’est cette histoire que racontent Xavier Dorison, Louis-David Delahaye et Joël Parnotte dans l’imposant album Cauchon… ou l’homme qui tua Jeanne d’Arc . A la lecture du mag...

Angle mort 3


Le numéro 3 d'Angle Mort est disponible, toujours au prix imbattable de 2,99 €.

On y trouvera, outre un très juste édito et une interview par auteur :

"Le jardin des silences" de Mélanie Fazi. Un style superbe, une description émouvante et vraie de la révolte adolescente, de ses conséquences parfois terribles, et de l'amour fou qui fait faire des folies. Mélanie Fazi prouve encore qu'elle sait décrire le mal-être et la déraison de la jeunesse. Dommage que l'aspect fantastique ici soit presque inutile ; le texte aurait eu la même force en étant une confession.

"Comme les femmes se battent" de Sara Genje est une intelligente, et distrayante, réflexion sur les rôles sociaux et les distinctions de genre. Elle y choisit de faire du sexe féminin le sexe valorisé, pourquoi pas, même si je regrette profondément qu'elle sombre dans la banalité aliénante qui consiste à assimiler la féminité à la maternité. Qu'on en juge : "...ils ont la chance d'ignorer ce qu'ils ratent : le ventre qui s'arrondit dans la plénitude de la grossesse, la sensation du lait tiré de la mamelle...". Glurp !

"Œuvre vécu d’Athanase Stedelijk" de Léo Henry, fantastique parce qu'étrange, mais pas assez fantastique à mon goût, même si c'est une bel exercice de style. On me laissera préférer Lautréamont.

"Mêlée" de Kijn Johnson est un texte inutile, pourtant primé, dans lequel une humaine et un extra-terrestre ne font que baiser sans parvenir à communiquer. On aurait pu faire le même avec une humaine et un sextoy ou une humaine et un abat-jour. De fait, rien ne m'a été communiqué.

Commentaires

Unknown a dit…
merci pour l'info !
Gromovar a dit…
You welcome :)