Lost Ark Dreaming - Suyi Davies Okungbowa

Lagos, dans quelques années. Yekini est une analyste intermédiaire, entre enforcer et fixer . Elle part pour sa première mission sur le terrain. Tuoyo est une ingénieur maintenance. Elle fait face à un problème de sas défectueux. Ngozi est un cadre administratif. Il est appelé pour superviser le problème. Les trois se retrouvent face à un événement bien plus grave et bouleversant que l’incident technique auquel ils se croyaient confrontés. Yekini, Tuoyo et Ngozi vivent tous les trois dans le Pinnacle, la seule tour encore fonctionnelle d'un groupe de cinq qui avaient été surnommées les Fingers au moment de leur construction par un riche promoteur nigérian. Les faits à l'origine de leur rencontre, d'abord et longtemps conflictuelle, les amènent à découvrir de dérangeants secrets qui les pousseront à aller chercher au fond de leur propre histoire le courage de se surpasser pour le bien de la communauté. Nigéria, futur pas si lointain. Le changement climatique et la montée du

La victime inconnue


Je ne sais pas comment vous pourrez vous procurer ce petit fascicule, normalement offert pour l'achat de deux poches Babel. Achetez deux Babels, séduisez l'attachée de presse de Babel, ou volez-le chez un libraire myope. Quoi qu'il en soit, j'ai été très agréablement surpris par "Je finirai à terre" de Laurent Gaudé.
Cette nouvelle d'une quarantaine de pages, écrite par un auteur de blanche, prix Goncourt quand même, qui a souvent tangenté le fantastique, est d'excellente facture.
Ne voulant pas spolier, je dirai simplement qu'elle se passe pendant la Grande Guerre, qu'elle rappelle à propos que cette première guerre industrielle fut menée par des paysans, que le vernis de christianisme n'a jamais empêché les hommes de la terre d'entretenir un fonds païen, que la terre martyrisée voudra un jour se venger. D'une belle écriture, inquiétante, Gaudé narre une histoire qui évoque les vieux contes fantastiques du XIXème siècle, et se termine sur un credo proche des thèmes de l'hypothèse Gaïa et de la deep ecology.
Je finirai à terre, Laurent Gaudé

Commentaires