We'll meet again Don't know where Don't know when...

Pendant longtemps, le post-ap a été mon genre de prédilection. Esthétique de la catastrophe, vertige de l'anéantissement, tout s'y trouvait condensé. Mais de tout on se lasse, et j'en lis beaucoup moins aujourd'hui - d'autant que j'ai une sainte horreur de toutes les histoires post-apo qui ajoutent du fantastique ou du métaphysique à ce qui est une aventure résolument biologique, physique, chimique et sociétale  (à l'exception notable du The Stand de Stephen King) . Et voici que lire les bulletins d'information suffit maintenant à me ramener, trop vite à mon goût, à ce genre. Car quand on voit la photo ci-dessus, on se dit qu'on n'est plus si loin de celle ci-dessous. Caza

Hard et soft à la fois


Je ne vais pas faire très long sur une nouvelle, sinon impossible de ne pas spolier. Dire simplement que "Les enfants de Mercure" est un très joli texte de Stephen Baxter, offert gracieusement par Le Bélial Numérique.
Il y a deux choses que Baxter fait très bien, c'est décrire le temps long et décrire l'évolution qui en découle inévitablement. Il ne faillit pas à sa réputation ici. Et comme dans "Titan" par exemple, il crée une vraie émotion dans un genre qui pourrait être froid. Le destin de Cils d'Or et de ses épouses ne peut laisser indifférent, et leur inhumanité physique dissimule une humanité profonde. On lit vite, on veut savoir, on comprend tout, et on est ému. Que demander de plus à une nouvelle ? Trop d'auteurs ont tendance à l'oublier.
Les enfants de Mercure, nouvelle, Stephen Baxter

L'avis, éclairé comme toujours, de Lhisbei

Commentaires

Gromovar a dit…
Concis et efficace.
Acr0 a dit…
Concis et efficace... Rien de tel pour donner envie :)
Je m'en vais la chercher !
Gromovar a dit…
J'espère que tu aimeras.
Lhisbei a dit…
yep ça donne envie :)
Gromovar a dit…
C'est du bon.
Anudar a dit…
Je découvre ta chronique d'une nouvelle que j'avais beaucoup aimée, aussi... Belles idées à commencer par celle du parasite !
Gromovar a dit…
Un très beau texte en effet. Baxter, c'est du bon.