De boue et de bois - Olivier Caruso in Bifrost 122

Dans le Bifrost 122, il y a aussi  une nouvelle absolument stupéfiante d'Olivier Caruso. « La chercheuse, surprise, observe le spécimen dans la cave : il mange un porte-bouteille » . C'est sur cet incipit digne des premières phrases du Vieil homme et la guerre , de John Scalzi, que s'ouvre  De boue et de bois , un texte de 24 pages d'une richesse insigne. Epoque victorienne. Angleterre. La chercheuse vit seule avec une domestique dans sa grande maison de famille. Près d'elle, dissimulé, le « spécimen » . Il se nourrit de bois et dit bientôt ses premiers mots !!! Qu'est-il ? D'où vient-il ? Qui sont ces gens ? Quelle est l'histoire de cette femme et de cette famille ? Comment tout cela s'insère-t-il dans l'histoire britannique ? Et en quoi la transforme-t-il ? Ce sont quelques questions, il y en a d'autres dans cette riche nouvelle. On y croise, dans ce qui semblait être une histoire intime – et l'est assurément –, la théorie de l'évol...

Le disciple favori de Jésus



Sortie du tome 3 de la série "Rex Mundi", déjà chroniquée ici.
L'uchronie d'Arvid Nelson est toujours imho une référence. Esotérisme, histoire déviante, politique intérieure et géopolitique, "Les rois perdus" brassent les idées, et les développent dans un style noir qui rappelle fortement les films de détective des années 50. Nelson livre un monde complexe et cohérent que bien des auteurs de romans uchroniques pourraient lui envier ; il pousse ainsi le luxe jusqu'à inclure des facsimilés fictifs de journaux dont les articles présentent et expliquent avec force détails les convulsions de la politique intérieure française ainsi que les nombreuses tensions internationales.
Dans ce monde en bouleversement et en attente d'une catharsis, des personnages machiavéliens luttent sans merci pour le pouvoir ou la vérité, sans considération pour les pertes collatérales. Le lecteur suit, fasciné, le grand jeu d'une révolution de palais qui s'annonce et d'un conflit mondial qui s'esquisse.
Petit regret, les deux derniers numéros du volume sont dessinés par d'autres illustrateurs, dont j'aime moins le style (problème récurrent dans les séries de comics).
Rex Mundi 3, Les rois perdus, Nelson, Johnson, Cox

Lu dans le cadre du challenge Winter Time Travel de Lhisbei.

Commentaires

Pitivier a dit…
Ce comics me fait diablement envie. Je pense que je vais finir par craquer.
Gromovar a dit…
Tu peux y aller les yeux fermés.

NB : Je présente toutes mes confuses à Cédric Ferrand qui déteste cordialement ce comic.
Cédric Ferrand a dit…
Ma vengeance sera terriiible.
Je frapperai quand tu t'y attendras le moins. En plus, je sais où tes enfants vont à l'école, sur quel poteau ton chien pisse...
Gromovar a dit…
Pitié, non ! Pas Médor !