L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Rapport qualité-prix infini


Les êtres divins qui animent des blogs de SFFF ont reçu ce recueil par la poste, courtesy of Folio-SF et preuve tangible de l'amour des fidèles. Pour les autres, il est facile à obtenir au prix d'un petit effort. Il suffit d'acheter deux Folio-SF chez son libraire préféré (de préférence un libraire de quartier si vous voulez m'être agréable) pour recevoir en cadeau "L'o10ssée", recueil Folio-SF de 10 nouvelles dont 8 inédites en France. L'effort est modeste, qu'en est-il du prix ?

Sans thème unificateur, "L'O10ssée" est, c'est la loi du genre, inégal. Il contient néanmoins plus de bon que de mauvais. Voyons ça de plus près.

Mary Gentle, La route de Jérusalem, un monde uchronique très intéressant abritant une histoire trop banale.

Jean-Philippe Jaworski, Kenningar, une histoire de double et de nemesis dans un Moyen-Age décrit par Jowarski comme s'il en était natif. Toujours sans hésitation la plus belle plume française. Jaworski saurait rendre belle une liste de courses.

Philip K. Dick, le constructeur, excellente nouvelle à chute, typique de l'âge d'or, un bijou qui prouve que Dick n'est pas une icone pour rien.

Maïa Mazaurette, Chronos, une histoire bien écrite de rajeunissement à laquelle manque ce qui fait le sel des nouvelles de Mazaurette habituellement, à savoir l'ironie. Dommage, très dommage !

Christopher Priest, Vestige, jolie petite nouvelle bien écrite sur l'amour au-delà de la mort. Sans doute inutilement mystérieuse. Unité de temps, de lieu, et d'action auraient sûrement permis d'en faire un magnifique poème. Penses-y Christopher !

Thomas Day, Ethologie du tigre, sans aucun doute la meilleure nouvelle du recueil. Un texte qui mêle habilement humanisme et deep ecology. Beau, cohérent, fantastique sans trop l'être, il contient de tout un peu en proportions idéales.

Robert Silverberg, Passagers, ironique, mordant, efficace, le texte SF de Silverberg a toutes les qualités qu'on trouvait aussi dans celui de Dick. On se dit que ces deux gars seront encore dans les recueils publiés au XXXème siècle.

Ray Bradbury, La bétonnière à mafiosi, Dois-je en dire quelques chose ?

Stéphane Beauverger, Okw-, une nouvelle grolandesque, plutôt futée mais vraiment trop café du commerce dans son affirmation du "Tous pourris".

RC Wilson, Utriusque Cosmi, je ne l'avais pas aimée là, je ne l'aime pas plus ici.

Ne serait-ce que pour le texte de Thomas Day, vous devez vous procurer ce recueil. J'ai dis.

L'O10ssée, Anthologie

L'avis du Traqueur Stellaire

L'avis d'Efelle

L'avis de Papa Fredo

Commentaires

Guillmot a dit…
Ben écoute, globalement d'accord avec toi.
Gromovar a dit…
Et réciproquement :-)
Lhisbei a dit…
POur Cachou c'est celle de RCWilson qui en vaut le plus la peine; pour toi c'est celle de TD ; pour guillaume ce sont celles de TD et Silverberg (et Jaworski) moralité c'est une antho réussie. elle ne végètera pas longtemps dans ma PAL
Efelle a dit…
Ok, ok, ok ! Ca sera le prochain poche que je lirai.
Gromovar a dit…
@ Lhisbei : Bonne analyse de la situation :-)

Les histoires de Dick et Silverberg prouvent qu'il n'est pas immérité que tout le monde connaisse leur nom.