L'infini vu d'avion - Philippe Cousin

L'infini vu d'avion  est un recueil de nouvelles de Philippe Cousin. Pas totalement SFFF, il est néanmoins agréable à lire dans sa forme de testament intellectuel et biographique. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le  Bifrost  n° 122, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : À leur manière, les personnages de Philippe Cousin tentent tous de forcer le destin, qui le leur rend bien en leur jouant un tour à sa façon. Il sera question dans L’infini vu d’avion de la redécouverte de Dieu par un instituteur agnostique, de l’amitié à vie d’un petit garçon pour un géant noir, du coup de foudre entre un veuf alcoolique et sa passagère clandestine, de la libido psychotique d’un adolescent fasciné par les Kennedy, de la course folle d’un boomerang égaré dans l’espace et le temps, de l’intelligence approximative d’un robot chinois à lacer et ...

Symphonie inachevée


"Les vestiges de l'automne" est une novella de Robert Silverberg écrite à partir de fragments du script de ce qui devait être le troisième tome du cycle, abandonné pour raison éditoriale, de la Grande Planète, dont les deux premiers volumes, sortis, sont "A la fin de l'hiver" et "La Reine du printemps".
N'ayant pas lu les deux premiers romans, je ne connaissais pas le monde dans lequel se passe "Les vestiges de l'automne". La Grande Planète est une terre post-apocalyptique. Habitée précédemment par des post-humains et les six races qu'ils ont créés, elle a été dépeuplée par une catastrophe. Après les 700000 ans d'une glaciation due à des chutes de météorites, la vie à la surface reprend, dans une confrontation, guerrière puis commerciale, entre les deux races survivantes, le Peuple et les Hjjks. Silverberg braque son objectif sur le Peuple, simiesque, et proche des humains. Auteur d'une Renaissance technique et économique, le Peuple a créé une société aristocratique de mécènes et de marchands. Ce monde se passionne pour son histoire ; il étudie passionnément l'histoire et l'archéologie. L'auteur développe deux récits liés, celui d'une histoire d'amour entre deux intellectuels du Peuple, et celle de la redécouverte d'une des six races perdues, prétendument disparue, et de son tragique destin.
En 134 pages seulement, Silverberg écrit une historie passionnante, dotée de personnages développés et attachants, dans un univers cohérent et riche, et très joliment écrite ce qui ne gâche rien. "Les vestiges de l'automne" a le charme descriptif de Majipoor (dont j'ai détesté le "héros"), mais avec, ici, des personnages charmants et une histoire, devrais-je écrire une Histoire ?, ramifiée et riche.
A noter que le script original se trouve à la fin de l'ouvrage. Et quel dommage que ce roman n'ait jamais été écrit, il y avait tellement d'autres choses à dire.
Ce bien joli texte m'a donné envie de me mettre en quête des deux premiers volumes.
Les vestiges de l'automne, Robert Silverberg

L'avis d'Efelle

Commentaires

Guillmot a dit…
Hum, je prends note pour la suite de ma PAL ;)
Gromovar a dit…
Joli petit livre.
El Jc a dit…
Il est dans la PAL et ne devrais pas trop tarder a rejoindre la table de nuit.
Gromovar a dit…
Heureux homme :-)
Efelle a dit…
Je garde un très bon souvenir des deux premiers tomes même si là tu t'es auto spolier le premier...;)