Imago - Octavia Butler

Cent ans après l’irruption des Oankalis dans le destin de l’espèce humaine , Jodhas est un enfant hybride de Lilith, l’héroïne de la saga. Enfant certes, mais il vient d’atteindre l’âge de la métamorphose qui fera de lui un adulte capable d’utiliser tous ses pouvoirs et de se reproduire. Problème : pour la première fois depuis qu’existent sur Terre ces hybrides qui abritent dans leur corps gênes humains et gênes oankalis, la métamorphose de Jodhas, destinée à le faire passer à l’état d’adulte, fera de lui un Ooloi, membre du troisième sexe Oankali et pilier de leur société. Et tu t’en souviens, lecteur, ces Oolois sont des génies génétiques capables de toutes les recombinaisons dans les organismes qu’ils touchent. Ils sont donc tout à la fois les intermédiaires entre les Oankalis et le monde vivant, les porteurs éternels de la mémoire millénaire de toutes les espèces vivantes rencontrées, et les intermédiaires obligés de la reproduction. Problème 2 : Jodhas sera le premier Ooloi issu d

Les mystères de Paris


Très bonne surprise que ce premier album. Pourtant les deux ou trois premières pages m'ont terrorisé. Le franglais bistrotier et rigolard parlé par la voyante naine (car il y en a une) m'a fait craindre la grosse farce qui tache. Puis, la naine disparait (le point de l'album est d'ailleurs de la retrouver), et le tout devient excellent.
Dans le Paris de la fin du XIXème siècle, un détective privé et son impertinente assistante enquêtent pour retrouver la disparue, et vont trouver bien plus qu'ils ne cherchaient. Tout au long de l'album on se croirait dans un roman d'Eugène Sue. Paris est peuplé d'une faune bigarrée de bourgeois, policiers, prolétaires, margoulins, et même génies du mal (si !). Le métro est en cours de construction, et les usines de la Révolution Industrielle sont inhumaines comme il se doit. L'enquête, riche en rebondissements et en personnages hautement mystérieux, est transcendée par la présence charismatique d'une femme forte qui impose son autorité dans un monde d'hommes, y compris à son mysogine de patron. Les longs dialogues, enfin, sont garants d'une histoire complexe et développée.
Les dessins sont superbes, d'un style réaliste cartoony très agréable. Quand aux couleurs elle sont tout simplement parfaites, éclatantes ou sombres suivant les besoins. Il faut dire que Jacques Lamontagne a signé la série "Les druides", ce qui est une vraie référence.
Vivement la suite.
Aspic, t1 la naine aux ectoplasmes, Gloris, Lamontagne

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