The Apologists - Tade Thompson

The Apologists est une novella de Tade ‘Molly Southbourne’ Thompson, finaliste du BFSA Award 2025  (c’est mérité, ça mérite  même  mieux imho) . Elle est lisible là . Londres. Maintenant ? Bientôt ? Eve Stevens est une inspectrice de la police britannique. Elle vit avec Dane Russell, à l’évidence un artiste, peut-être un autiste. Alors que Dane travaille sur sa prochaine exposition, Eve est envoyée sur un double meurtre. La scène de crime est une maison. S'y trouvent une mère et sa fille. L’enquête commence. Eve s’y investit, au-delà même de son devoir. Phrases courtes au présent. Focalisation sur un point de vue. Primats des faits sur les sentiments. C’est le style qu’a choisi Thompson pour cette novella. Il est approprié. Dérangé d’abord par cette approche très minimaliste, le lecteur l’est encore plus quand il commence à réaliser que quelque chose ne va pas, que le monde d’Eve et Dane ne colle ni avec un maintenant connu ni avec un bientôt imaginable. Comme dans Les ...

Les mystères de Paris


Très bonne surprise que ce premier album. Pourtant les deux ou trois premières pages m'ont terrorisé. Le franglais bistrotier et rigolard parlé par la voyante naine (car il y en a une) m'a fait craindre la grosse farce qui tache. Puis, la naine disparait (le point de l'album est d'ailleurs de la retrouver), et le tout devient excellent.
Dans le Paris de la fin du XIXème siècle, un détective privé et son impertinente assistante enquêtent pour retrouver la disparue, et vont trouver bien plus qu'ils ne cherchaient. Tout au long de l'album on se croirait dans un roman d'Eugène Sue. Paris est peuplé d'une faune bigarrée de bourgeois, policiers, prolétaires, margoulins, et même génies du mal (si !). Le métro est en cours de construction, et les usines de la Révolution Industrielle sont inhumaines comme il se doit. L'enquête, riche en rebondissements et en personnages hautement mystérieux, est transcendée par la présence charismatique d'une femme forte qui impose son autorité dans un monde d'hommes, y compris à son mysogine de patron. Les longs dialogues, enfin, sont garants d'une histoire complexe et développée.
Les dessins sont superbes, d'un style réaliste cartoony très agréable. Quand aux couleurs elle sont tout simplement parfaites, éclatantes ou sombres suivant les besoins. Il faut dire que Jacques Lamontagne a signé la série "Les druides", ce qui est une vraie référence.
Vivement la suite.
Aspic, t1 la naine aux ectoplasmes, Gloris, Lamontagne

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