Something is killing the children t9 - Tynion IV - Dell'Edera

Beaucoup d'eau a coulé sous les ponts depuis mon bref post sur le tome 2 . De l'eau et des tomes puisqu'aujourd'hui nous en sommes à l'opus 9, intitulé All her monsters , qui rappellera par son titre comme par son propos le Demon in a Bottle d'Iron Man. L'histoire principale du début de la série s'est conclue, pour le mieux si l'on peut dire. Au fil de l'eau, entre le 2 et le 9, alors que je flemmardais et ne chroniquais pas, on aura appris bien des choses sur l'organisation à laquelle appartient la chasseuse Erica Slaughter ainsi que sur les monstres qu'elle combat. Depuis deux volumes maintenant, nous explorons son passé, ses jeunes années d'enfant et de chasseuse. Les qualités dites dans la chronique du tome 1 sont toujours présentes. C'est un comic qu'on lit avec l'excitation des plaisirs simples qui régalent sans être gâchés par une simplicité excessive (si tu comprends ce que je veux dire, lecteur, tu es fort) . ...

BOF


Après avoir lu l'excellent Nombreuses vies de Cthulhu, j'ai été pris d'une grande envie de relire Lovecraft. Mais j'ai beaucoup de mal à relire. Tant de nouveaux livres sortent ; un livre relu, c'est un nouveau livre lu en moins. En fouinant je suis donc tombé sur "Shadows over Baker Street", la rencontre alléchante entre Sherlock Holmes et les Grands Anciens. J'adore Lovecraft, j'adore Sherlock Holmes, ce n'est pas une relecture. A priori que du bon, j'avais trouvé la solution idéale.
Erreur grave. Les nombreuses et courtes nouvelles qui composent ce recueil ne peuvent jamais prendre assez d'ampleur pour apporter la moindre plaisir et elles sont incroyablement cookie-cutter pour des récits écrits par des auteurs différents.
Dans ce recueil on trouve du mauvais Lovecraft. Holmes résoud les problèmes, il trouve toujours la solution (d'ailleurs il connait souvent les mythes grace à de précédentes recherches), il n'est jamais vaincu, jamais écrasé par ses découvertes, jamais au bord de la folie. Il ne ressemble en rien à un personnage lovecraftien.
On trouve aussi du mauvais Sherlock Holmes. De fait il n'y a quasiment pas d'enquête, la plupart des "affaires" se résument à une présentation puis un déplacement unique pendant lequel Holmes trouve une solution définitive à une menace planétaire (rien de moins) sous les yeux éberlués et souvent incrédules de Watson, qui joue dans toutes ces nouvelles le rôle de l'idiot du village, qui ne sait pas, ne comprend pas, oublie ce qui s'est passé, ou croit avoir été victime d'un cauchemar.
Les deux seules nouvelles sauvables dans ce naufrage sont, ironie du sort, celles où Holmes n'apparait pas : il s'agit de "Tiger ! Tiger !" d'Elizabeth Bear et de "The weeping masks" de James Lowder. Grâce leur soit rendu, et toi, ami lecteur, passe ton chemin !
Shadows over Baker Street, Anthologie

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