Corum t1 - Chauvel - Merli

Corum – ou, pour être précis, le prince Corum Jhaelen Irsei – est l’une des incarnations du Champion Eternel , dont la plus célèbre est Elric de Melniboné . Créés par Michael Moorcock entre les années 60 et 70, ces Champions participent tous, sous leurs différentes manifestations et parfois à leur corps défendant, à la lutte permanente qui oppose la Loi (ordonnatrice) au Chaos (créateur) . Corum est un Vadagh, membre d'un peuple civilisé et paisible. Etrangers à la violence, ces esthètes ignorent l’art du combat et consacrent leur vie à des activités pacifiques telles que la création artistique, la quête du beau, l’exploration des divers plans qui constituent le Multivers. Mélancoliques, en déclin lent, ennemis de personne, les Vadaghs sont en voie d’extermination par les Mabdens (des nouveaux-venus humains, querelleurs et cruels là où les Vadaghs ressemblent à des elfes qui auraient abandonné la guerre) . Hélas pour eux, les Vadaghs avaient oublié, ou n’avaient jamais su, qu’on n...

La pensée coloniale


Le dernier numéro de l'excellente revue d'histoire intellectuelle "1900" s'intéresse à ce que fut la pensée coloniale au tournant du XIXème et du XXème siècle.
Indispensable pour comprendre le phénomène sans regarder le passé avec les lunettes du présent, les papiers des chercheurs présentés permettent d'appréhender comment la colonisation fut perçue et pensée au moment même où elle se faisait.
Après une courte introduction, le premier article remet en cause le discours habituel sur anciennes ou nouvelles colonisation en la décrivant comme un jeu d'échec (ou plutôt de go) entre empires européens, aux règles jamais formalisées.
Nous lisons ensuite un article sur la posture de la gauche française face à la colonisation où nous voyons que même l'anticolonialisme n'a jamais la forme que nous imaginerions ici et maintenant.
L'histoire du Comité de défense des indigènes, nonobstant son ambiguïté, signe un intérêt métropolitain réel pour les droits des indigènes. Pour mener son action, ce comité a incidemment produit une partie de la connaissance française, en particulier juridique, sur les colonies.
Suit un entretien guère passionnant.
L'histoire "impériale" des sciences sociales montre des chercheurs, universitaires ou administrateurs, un peu en marge, oscillant sans cesse entre désir de connaissance "pures" et volonté d'aider à la gestion des colonies.
L'article suivant traite du droit au temps des colonies. Imbrication complexe et rarement cohérente du droit français, des droits et coutumes locales, et d'un droit ad hoc, le droit colonial illustre à merveille l'idée marxiste selon laquelle le droit est d'abord un instrument de domination.
La place de l'armée coloniale au sein de l'armée française est l'objet du papier suivant. Armée "différente" à tous points de vue, elle transforme la doctrine militaire, ou tente de le faire. Armée pensée dès l'origine comme celle de toute la nation, elle sera utilisée durant la première guerre mondiale sur le sol européen, à la différence des armées coloniales des autres pays.
L'article suivant étudie brièvement les mots du sionisme et montre le débat vif qui existe entre ceux qui pensent, comme Shlomo Sand par exemple, que le sionisme est une entreprise coloniale et leurs contempteurs.
Le dernier article s'intéresse à l'histoire édifiante du colonialisme sans colonie que fut celui de l'Italie.
Suivent l'"Ecrit sur l'indépendance de l'Egypte" de Sorel et des fiches de lecture.
Au final une passionnante lecture pour qui s'intéresse à l'histoire de la colonisation.
Pensée coloniale 1900, collectif

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