L'Enfant du Deptford - Nat Cassidy

L'Enfant du Deptford , de Nat Cassidy, un roman trop mou, trop fade, trop quelconque pour séduire. Je ne peux en dire plus car ma chronique sera dans le Bifrost n° 125, et elle ne reviendra ici qu’un an après la sortie de la revue (c’est à dire, pfff…). Je peux au moins donner le résumé de la couv’ car celui-ci est disponible partout : Et si votre enfant n'était plus vraiment… le vôtre ? Après la naissance très compliquée de leur fille Charlie, Ana et Reid ont désespérément besoin d'un nouveau départ. Tout semble enfin leur sourire lorsqu'ils ont l'occasion, pour un loyer modique, de vivre dans un appartement au Deptford, l'un des immeubles les plus prestigieux de Manhattan, avec vue sur Central Park. Mais très vite, une présence insidieuse se fait sentir. Bruits inexpliqués, couloirs secrets, voisins inquiétants… Puis le doute s'installe. Quelque chose cloche. Dans l'immeuble. Et avec le bébé. Un roman troublant, intense et profondément dérang...

Flashforward


Une expérience au LHC tourne mal, et chaque être humain sur Terre perd conscience durant deux minutes. Deux minutes pendant lesquelles chacun a une vision de deux minutes de son avenir, à vingt ans de maintenant. Ceci s'entend, sauf pour ceux qui seront morts et ont seulement deux minutes de black-out. Comment vivre sachant qu'on sera mort à échéance fixée ? Comment l'indice obtenu peut-il changer une vie ? Etre auto-réalisateur ? Combien d'espoirs étouffés dans l'oeuf ? Combien de vies améliorées par un espoir entrevu ?
Et puis, sur le plan théorique, le futur est-il déjà écrit, comme dans un cube de Minkowski ? Est-il seulement probable ? Peut-on alors, nantis de ces informations, le changer ? Et quid des univers parallèles ? La vision cause-t-elle une divergence ?
Ce livre est passionnant pendant les 90 premiers pour cent (ce qui honnêtement n'est pas mal). On s'intéresse théoriquement à la question de l'immutabilité de l'avenir et on s'intéresse concrètement aux différentes quêtes que mènent les personnages pour mieux connaître ou changer leur avenir. Ces 90 pour cent font l'intérêt de "Flashforward". La fin est malheureusement ratée. L'auteur nous gratifie d'abord d'une poursuite digne d'un actioner dans le tunnel du LHC, puis il nous assène sa vision de la post-humanité et de la fin des temps, comme trop d'auteurs de hard-sf le font ces jours-ci. Ces réserves faites, "Flashforward" est un roman qui saisit le lecteur et pose quelques questions intéressantes. C'est déjà beaucoup.
Flashforward, Robert J. Sawyer

Commentaires

Efelle a dit…
Les fins digne de mauvais thriller ça ne fait pas envie...
Guillaume44 a dit…
Au moins cela change des théories de trou noir au LHC.
Gromovar a dit…
Oui et ça me les rappelait de manière amusante. Au fait, on a survécu à la singularité, non ?
Tigger Lilly a dit…
Il en ont fait une série, dont les 10 premiers épisodes sont déjà sortis. C'est pas mal, mais ils tirent en longueur, beaucoup de suspense mais peu de réponses aux nombreuses questions posées.

Le livre est un one shot ?
Gromovar a dit…
Oui. Je ne connais pas la série, en revanche.
Guillmot a dit…
@ Gromovar : oui faut croire ^^
Munin a dit…
Le pitch de départ pourrait être du Robert C. Wilson. La fin ratée aussi...
Gromovar a dit…
@ Munin : Que c'est pas gentil !