Afterland - Lauren Beukes

Terre, 2023. Une épidémie foudroyante de HCV  vient de tuer 99% de la population humaine mâle. Ne restent que les quelques chanceux que leur patrimoine génétique a protégé sans qu'on sache encore comment. Une telle tragédie a été un traumatisme pour l'humanité, tous ces hommes étant des frères, des fils, des pères, des maris, des amis. Mais, par-delà le traumatisme moral – et sexuel –, le désastre fut économique aussi, tant sont genrés une grande partie des métiers existants . Il manqua subitement beaucoup de monde dans certains secteurs économiques clefs – techniques et scientifiques notamment –, et, l'épidémie étant toute récente, le déséquilibre n'a pas encore été résorbé ce qui fait que production et ravitaillement sont donc loin d'être optimaux. Si on ajoute à ces questions, les inévitables fermetures de frontière, états d'urgence, émeutes et/ou tentative de prise de contrôle violente du pouvoir politique, les deux dernières années n'ont pas été de tout

Bel hommage


Remake du "Wolfman" de 1941 avec Lon Chaney Jr., le film de Joe Johnston sorti cette semaine est un bel hommage à son prédécesseur.
Malgré un cut trop heurté qui donne l'impression justifiée de quelques trous narratifs, ce film est un spectacle particulièrement plaisant. Le scénario est plus surprenant qu'initialement attendu, et, grace à une photo et à des décors somptueux, la magie du film original est dépassée. Gris, nuageux, brumeux, pluvieux, la lande anglaise et la ville de Londres sont d'une grande beauté. Quant aux lieux du drame (château de Sir Talbot, asile de Lambeth), ils évoquent ruine et décadence. Reprenant le style expressionniste de la Hammer, "Wolfman" le transcende par une utilisation judicieuse de la couleur et des éclairages. On pense à Sleepy Hollow, le côté burlesque en moins et le tragique gothique en plus.
"Wolfman" n'est pas parfait mais il est un spectacle très agréable à savourer comme un beau livre d'images.
Wolfman, Joe Johnston

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