Halcyon Years - Alastair Reynolds

Yuri Gagarin est un détective privé dont les affaires vivotent. Plutôt bas de gamme, l’homme traque essentiellement des conjoints adultères qu’il tente de prendre en photo avec son petit appareil. Et voilà qu’une femme fatale (comment la désigner autrement ?) vient lui demander d’enquêter sur les morts suspectes de deux jeunes gens, les plus jeunes membres des deux familles les plus puissantes d’Halcyon. La police a classé les deux morts, séparées de quelques semaines, comme accidentelles. C’est ce qui motive cette surprenante demande d’enquête, venue d’une personne qui dit agir pour une institution. Pour ce qui est d’Halcyon, c’est le nom du vaisseau-arche, en route depuis des siècles vers une étoile lointaine, dans lequel vit Yuri Gagarin ; on y est dans l’année du voyage 355. Et, en ce qui concerne le privé lui-même, oui, il s’agit bien de l’historique Yuri Gagarin ! Qui est très loin d’imaginer dans quoi il s’embarque et où tout ceci le mènera. Halcyon Years est le dernier roman...

Bel hommage


Remake du "Wolfman" de 1941 avec Lon Chaney Jr., le film de Joe Johnston sorti cette semaine est un bel hommage à son prédécesseur.
Malgré un cut trop heurté qui donne l'impression justifiée de quelques trous narratifs, ce film est un spectacle particulièrement plaisant. Le scénario est plus surprenant qu'initialement attendu, et, grace à une photo et à des décors somptueux, la magie du film original est dépassée. Gris, nuageux, brumeux, pluvieux, la lande anglaise et la ville de Londres sont d'une grande beauté. Quant aux lieux du drame (château de Sir Talbot, asile de Lambeth), ils évoquent ruine et décadence. Reprenant le style expressionniste de la Hammer, "Wolfman" le transcende par une utilisation judicieuse de la couleur et des éclairages. On pense à Sleepy Hollow, le côté burlesque en moins et le tragique gothique en plus.
"Wolfman" n'est pas parfait mais il est un spectacle très agréable à savourer comme un beau livre d'images.
Wolfman, Joe Johnston

Commentaires