Galeux - Stephen Graham Jones

« Le plus profond en l'homme, c'est la peau » écrivit Paul Valéry. Dans la cas du narrateur anonyme du " Galeux " de Stephen Graham Jones ce n'est pas complètement vrai. Car s'il est un jeune garçon passant en 389 pages de l'enfance à l'adolescence tardive, le plus important pour lui est dedans, c'est le loup qui est important. A condition qu'il y ait bien, comme il en rêve, un loup intérieur attendant son heure. " Galeux " est un émouvant roman familial. Le vaste monde du roman est le nôtre. Mais l'essentiel se passe dans le monde du narrateur, l'extérieur n'étant vu que de loin, source de nourriture ou de menace suivant les cas. Dans le petit monde du narrateur il y a sa tante Libby et son oncle Darren. Il y eut aussi son grand-père, que la vieillesse emporte au début du roman, et une mère jamais connue, morte depuis longtemps mais toujours présente dans son esprit. Pour ce qui est d'un père... Une famille incomplè

Bel hommage


Remake du "Wolfman" de 1941 avec Lon Chaney Jr., le film de Joe Johnston sorti cette semaine est un bel hommage à son prédécesseur.
Malgré un cut trop heurté qui donne l'impression justifiée de quelques trous narratifs, ce film est un spectacle particulièrement plaisant. Le scénario est plus surprenant qu'initialement attendu, et, grace à une photo et à des décors somptueux, la magie du film original est dépassée. Gris, nuageux, brumeux, pluvieux, la lande anglaise et la ville de Londres sont d'une grande beauté. Quant aux lieux du drame (château de Sir Talbot, asile de Lambeth), ils évoquent ruine et décadence. Reprenant le style expressionniste de la Hammer, "Wolfman" le transcende par une utilisation judicieuse de la couleur et des éclairages. On pense à Sleepy Hollow, le côté burlesque en moins et le tragique gothique en plus.
"Wolfman" n'est pas parfait mais il est un spectacle très agréable à savourer comme un beau livre d'images.
Wolfman, Joe Johnston

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