Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Bel hommage


Remake du "Wolfman" de 1941 avec Lon Chaney Jr., le film de Joe Johnston sorti cette semaine est un bel hommage à son prédécesseur.
Malgré un cut trop heurté qui donne l'impression justifiée de quelques trous narratifs, ce film est un spectacle particulièrement plaisant. Le scénario est plus surprenant qu'initialement attendu, et, grace à une photo et à des décors somptueux, la magie du film original est dépassée. Gris, nuageux, brumeux, pluvieux, la lande anglaise et la ville de Londres sont d'une grande beauté. Quant aux lieux du drame (château de Sir Talbot, asile de Lambeth), ils évoquent ruine et décadence. Reprenant le style expressionniste de la Hammer, "Wolfman" le transcende par une utilisation judicieuse de la couleur et des éclairages. On pense à Sleepy Hollow, le côté burlesque en moins et le tragique gothique en plus.
"Wolfman" n'est pas parfait mais il est un spectacle très agréable à savourer comme un beau livre d'images.
Wolfman, Joe Johnston

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