Painstaking - Rich Larson

Nous parlions ce matin de guerrier immortel, de facteur de régénération, de combats surhumains, dans une ambiance mythologique. On peut lire en VO un texte bien plus court de Rich Larson. Il s'intitule Painstaking et est lisible là . Autre salle, autre ambiance, autre origine du pouvoir, mais même genre de personnage. Un homme, modifié pour se régénérer sans limite, doit fuir ceux qui veulent sa mort dans une Namibie du futur. Il parcourt pour ce faire une ville que Larson décrit avec force détails, comme il le fait toujours, construisant un monde dont on sent la cohérence même si on n'en voit qu'une infime partie. Il donne aussi l'occasion, chemin faisant, de s'interroger sur l'identité potentielle d'un double bourgeonné. Qu'est donc le double pour moi ? Un jumeau ? Un frère ? Un fils ? Un clone ? Une copie carbone ou un individu doté dès son apparition d'une personnalité et d'un agenda propres ? Même si le texte laisse un peu sur sa faim, Lar...

Corbeyrancore


Corbeyran termine avec "Le carnet" la série "Le Malvoulant". Décidément le bon Corbeyran rend ses devoirs ces jours-ci (voir ci-dessous). Tant mieux.
L'histoire du "Malvoulant" se situe fin XIXème, début XXème, dans l'Ouest de la France, dans cet Ouest mystérieux et forcément un peu magique, superbement illustré par Paul Marcel. Il suffit de feuilleter les premières planches du premier tome pour avoir envie de lire la série. Et cette impression de grande beauté graphique ne se dément jamais tout au long de la série. Le style de Paul Marcel rappelle les films de la Hammer, ou pour les plus jeunes l'excellent "Sleepy Hollow" de Tim Burton. Son dessin est expressionniste et c'est magnifique.
Le scénario est plus "classique" et plus straight que dans d'autres ouvrages de Corbeyran, bien que le mot soit mal choisi pour résumer une histoire qui commence par une cérémonie noire et un meurtre sur la lande. "Le Malvoulant" raconte une histoire fantastique de complot et de malédiction qui traverse les générations. De secrets en découvertes, le héros progresse vers la révélation de son identité puis de son destin, planifié avant sa naissance même par ceux qui constituent sa "famille".
Certains scénarios de Corbeyran sont sans doute plus élaborés mais une BD est une histoire dessinée et le dessin ici est un motif d'achat à lui-seul.
Le Malvoulant t3, Le Carnet, Corbeyran, Marcel

Commentaires

Anonyme a dit…
Merci Gromovar c'est une bien sympathique chronique!
Paul.
Efelle a dit…
Tiens j'étais passé à côté de cette chronique, le trait est très plaisant et c'est fini !