Brombal - Phillips - Tout ce qui meurt et agonise

L’apocalypse zombie a eu lieu, elle a emporté presque toute l’humanité. Mais dans la petite ville américaine de Caverton, Jack Chandler, un fermier, s’est découvert immunisé ; seul de sa petite communauté, il a survécu au fléau. Seul survivant certes, mais pas solitaire. En effet, autour de Jack et avec lui, « vivent » son mari Luke, leur fille Daisy, qu’il adore, et aussi tous les habitants de la petite ville. Ces morts-vivants, par pure mémoire musculaire, rejouent chaque jour sa dernière journée, sans agressivité car, nourris par Jack, ils n’éprouvent plus le besoin de mordre ni d’attaquer. Jack, le seul qui n’est pas trépassé, est leur fermier – un religieux dirait leur berger. Il prend soin d’eux, les nourrit, veille à entretenir les cultures et le bétail grâce auxquels lui-même survit. Mais voilà qu’arrive dans la ville un groupe d’humains, pleins de violence et d’idées définitives sur les places respectives des hommes et des zombies. Tout part alors en vrille. Tout ce q...

Enfin !


J'ai rarement mis autant de temps pour terminer un livre. L'anthologie "New space opera 2" est très inégale et très longue avec 19 textes, de bonne longueur pour la plupart. On y croise de l'humain, du post-humain, du presque sans humain, mais aussi du très classique ne méritant pas vraiment le qualificatif New accolé à Space opera dans le titre. Un certain nombre de textes humoristiques. Du très court au très long. Qu'ai-je trouvé à mon goût dans cet hétéroclite équipage ? Malheureusement peu de choses.

Robert Charles Wilson, Utriusque Cosmi
, texte décevant de Wilson dans lequel manque ce qui habituellement fait sa force, des personnages détaillés et attachants (je n'écris jamais d'habitude, pour les anthologies, sur les textes que je n'ai pas aimé, je le fais ici car j'attendais vraiment mieux de Wilson).

Peter Watts, The island, peut-être la meilleure nouvelle. Dans un écrin d'action, une réflexion passionnante sur les formes que peut prendre l'intelligence, un huis-clos hostile entre un vaisseau et son équipage, et une illustration futée de la culpabilité de l'homme blanc, même dans l'espace profond.

John Barnes, The lost princess man, excellente histoire au style noir. Nombreux twists et un usage plutôt amusant et original de la réalité vurtuelle.

Neal Asher, Shell game, une histoire de guerre sur fond de fanatisme religieux. L'arme utilisée pour gagner la guerre est le fanatisme lui-même qui l'a engendrée. Inventive nouvelle de military space opera.

Garth Nix, Punctuality, ultra-courte nouvelle avec un joli petit twist final.

Bill Willingham, Fairless space pirates of the outer rings, une amusante histoire très old style space op qui aurait pu être écrite dans les années 50. Enlevée et drôle, c'est un plaisir de lecture. A noter que Bill Willingham est l'auteur du comic "Fables" dans lequel les personnages de contes de fées vivent ici et maintenant, ou presque.

Elizabeth Moon, Chameleons, très belle histoire noire dans une station spatiale. Comment un bienfait n'est jamais perdu, et comment les king's men deviennent des king's men.

Tad Williams, The tenth muse, c'est une histoire agréable à lire, un peu gâchée à mon sens par une fin improbable.

John Scalzi, The tale of the Wicked
, bel hommage à Asimov et à ses lois de la robotique. Exégèse et prosélytisme. Surprenant de bout en bout, avec une vraie maitrise du "style" Asimov.

Voila ! 8 sur 19. Le reste...

Faudra que j'essaie de lire un roman de Scalzi.

The new space opera 2, anthologie

Commentaires

Guillaume44 a dit…
Aussi inégale que le volume 1 si je comprends bien ?
El Jc a dit…
Merci de ce retour. J'avance pour ma part dans la lecture du tome 1 à petit pas. Une découverte précautionneuse entre quelques romans.
Gromovar a dit…
L'avantage objectif du tome 1 est qu'il contient plus de grosses pointures.
El Jc a dit…
C'est très vrai. D'ailleurs je ne connais pas moitié des auteurs de ce second opus. Cela ne me pose par contre aucun soucis dans une anthologie qui justement me sert généralement à découvrir de nouvelles plumes