Publié par
Gromovar
le
Aujourd’hui, dans le Colorado. Riley et Oliver sont frères et sœurs. Orphelins de parents, ils vivent sous la garde de Cousin, qui, sous prétexte de fanatisme religieux, les martyrise. De punition en privation finit par arriver un jour où la situation n’est plus tenable – d’autant qu’une mystérieuse visiteuse nocturne nommée Dawn propose à Riley, l’aînée, une voie de sortie possible. Frère et sœur vont fuir vers Nowhere, une propriété abandonnée, isolée dans les montagnes, dans laquelle, croit-on, vivent libres des enfants en fuite. Mais Nowhere a aussi mauvaise réputation. Un incendie, des meurtres, le ranch a un passé sombre. Voilà pourquoi Marc et Kimble, deux documentaristes, sont en train de travailler dessus. D’autant que, semble-t-il, des enlèvements ont lieu, qui seraient commis par les résidents de ce lieu si éloigné qu’il a fini par se retrouver noyé dans une brume d’inconnaissance. Et puis il y a Adam, un menuisier, futur père, qui fuit son couple en difficulté dans un chant...
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Commentaires
Etre léger, enlevé et drôle ne nécessite pas moins de talent que pour être lourd, ennuyeux et triste. Et le basculement dans le "divertissement" ne retire en rien l'habileté littéraire d'un auteur, pas plus que son style, ses astuces, son immense travail.
En tant que lecteur et, plus modestement mais aussi plus violemment, en tant qu'auteur, je n'ai jamais bien compris pourquoi la légèreté devenait synonyme de textes de seconde zone en littérature alors qu'elle était le propre des grands Maîtres en matière de cuisine. ;o)
L'intelligence du propos ne se mesure pas à l'ennui qu'il suscite, fort heureusement ! Pas plus que la technicité à la lourdeur, au contraire !
Un texte bien écrit se doit, pour moi en tout cas, d'effacer la patte de l'auteur et de ne laisser, dans l'esprit du lecteur, que l'Histoire et les Personnages.
Il est vrai cependant que les Grands Anciens (et une partie des auteurs actuels) se préoccupaient plus de leur nombril, délicatement choyé, que du Lecteur, souvent méprisé alors qu'il est l'un des ingrédients essentiels de la magie de l'écriture.
Ceci dit, c'est toujours aussi intéressant et agréable de te lire et ma petite intervention n'est absolument pas une attaque te visant, je ronchonne juste dans le vide. ;o)
Néanmoins, si je n'avais pas lu Hypérion, Le trone de fer, ou Terreur, j'aurais raté quelque chose de grand et ça aurait été dommage pour moi. Si je n'avais pas lu Unusual suspects ça aurait été moins dramatique.
C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai commencé ce blog. Je n'arrivais pas à avaler que mon entourage "rate" des oeuvres aussi puissantes que celles citées au-dessus par exemple (c'était une forme de "tu dois absolument lire ça..."). Comme il n'y en a pas dix par an quand même, je parle aussi d'autres lectures que j'ai trouvé plaisantes, mais en précisant que dans ce cas l'injonction est moins forte (on est plutôt dans le "tu pourrais lire ça..."). Continue à passer, c'est le but : faire partager une expérience.
PS : Dans les grands livres il y en a un, entre autres, qui est léger, enlevé, drôle, c'est "Le Portrait de Dorian Gray". Mais n'est pas Oscar Wilde qui veut.
Mais, fondamentalement, une oeuvre n'est pas spécialement moins littéraire lorsqu'elle est drôle. Tout comme elle ne devrait pas l'être juste parce qu'elle est triste. C'est ce côté "c'est juste de l'entertainment" qui me pose problème. On ne dit jamais "c'est juste du chiant à mourir" alors que, bon, on aurait souvent l'occasion de le sortir. ;o)