Batman Imposter - Tomlin - Sorrentino - Bellaire

Batman Imposter est une histoire complète de Mattson Tomlin (scénariste) et Andrea Sorrentino (dessinateur de la série Le Mythe de l’Ossuaire ) colorisée par Jordie Bellaire (une complice habituelle de James Tynion IV) . Une fois encore : ne pas se poser la question de la continuité. Bruce Wayne porte le costume de Batman depuis quelques années. Il a, depuis, lutté contre le crime à Gotham avec l’aide du commissaire Gordon. Leur principal fait d’armes a été la mise au jour de la corruption de certains juges par la mafia, ce qui a abouti à la libération de nombreux criminels en raison de l’illégalité des procédures qui les avaient concernés. Quand l’histoire commence, Gordon a été poussé à la démission, le procureur Dent est aux abonnés absents, et la ville comme le GCPD se méfient vivement d’un justicier masqué dont nul n’arrive à déterminer s’il est un paladin, un criminel ou un fou furieux. C’est là, page 1, que ledit justicier arrive, gravement blessé, chez Leslie Thompkins, sa t...

J'ai replongé


Il y a déjà longtemps, j'écrivais ça. Je n'ai pas grand chose à changer à ce premier post sur Pierre Bordage.
Et récemment j'ai replongé en lisant "Frêre Ewen". Une fois de plus j'ai été enchanté par les talents de créateur de monde du grand Pierre. Une fois de plus, j'ai tourné page après page de ce premier volume d'une pentalogie. Une fois de plus, j'ai été passionné. Mais comme je suis un méchant homme (je sais que je suis un méchant homme car toutes les critiques que j'ai lues sur Internet louent le message d'amour et d'humanité donné par le livre), j'ai de nouveau trouvé que ses personnages tangentaient régulièrement la mièvrerie, et que ses descriptions de sentiments étaient tellement emphatiques qu'elle en devenaient génantes et qu'on avait envie en permanence de dire à son héros de cesser de larmoyer et de bouger un peu ses fesses (alors même qu'il les bouge quand même pas mal). Nous sommes ici dans le contraire absolu d'un écrivain comme Greg Egan qui est tout en froideur. Et pourtant, ça fonctionne. Pierre Bordage sait raconter une histoire. Il sait créer un contexte et le rendre vivant. Ce sont ses grandes qualités.
"Frêre Ewen" est l'histoire d'un voyage. Ce voyage est bien sûr physique, mais il est aussi et surtout intérieur. La fin du voyage est aussi la fin du roman. Ewen est arrivé au terme de sa quête, il peut se reposer. D'autres que lui continueront la mission. Il n'est qu'un maillon d'une chaine car tous participent du destin de tous (voir les nombreux personnages secondaires qui aident le héros dans son voyage). Et ce n'est qu'en faisant la paix avec sa propre histoire qu'il atteint l'état de sérénité qui était la raison même de son très long périple, même s'il l'ignore presque jusqu'au dernier moment.
Comme toujours sa science-fiction ne s'embarrasse pas de crédibilité scientifique. Pourtant son univers matiné de philosophie orientale n'est jamais absurde, et les violations les plus flagrantes des lois physiques passent comme des éléments parfaitement naturels du récit. L'univers de Bordage ressemble un peu à celui de la Force, tous les êtres vivants y sont indéfectiblement liés, et dans le silence il est possible d'y entendre les voix issues des mondes, voire de répondre à leur appel. Il amène une forme de spiritualité dans la SF qui s'y intègre parfaitement sans que jamais on ne voit les coutures. C'est ça le grand talent de Pierre Bordage.
Frêre ewen, Pierre Bordage

L'avis de Monsieur Lhisbei

Commentaires

Anonyme a dit…
Hou le méchant, les nouvelles d'Egan ne m'ont pas parues froides ou cliniques, c'est plutôt le trait de Baxter ça.

J'ai moi aussi eu ma dose de Bordage, Orchéron est dans ma pile depuis 3 ou 4 ans...

Ce dernier cycle n'est il pas redondant par rapport à celui des Guerriers du Silence ?
Anonyme a dit…
C'était moi au dessus... :(
Gromovar a dit…
Il y a beaucoup de points communs avec les guerriers du silence dans le fond.